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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 00:00

4e de couverture : Robert Langdon, professeur en symbologie, est convoqué d'urgence par son ami Peter Solomon, philanthrope et maçon de haut grade, pour une conférence à donner le couv55938349.jpgsoir même. En rejoignant la rotonde du Capitole, il fait une macabre découverte.
Ce sera le premier indice d'une quête haletante, des sous-sols de la Bibliothèque du Congrès aux temples maçonniques, à la recherche du secret le mieux gardé de la franc-maçonnerie.
Une aventure où s'affrontent les traditions ésotériques et la formidable intelligence de Robert Langdon

 

Mon avis : aficionados de Dan Brown, passez votre chemin car, autant vous prévenir tout de suite, ma critique est négative et je vais sans doute être encore le vilain petit canard noir de cette lecture commune organisée via Livraddict. Vous trouverez d'ailleurs en bas de page les liens vers les articles des autres participantes à cette lecture.

 

Commençons donc par le scénario, et oui, je dis bien scénario et non histoire,  parce que franchement, il m'a semblé lire un script pour la prochaine adaptation cinématographique de Dan Brown : la neutralisation du relais informatique au dernier moment relève quand même du film hollywoodien dans toute sa gloriole !
D'autre part, beaucoup d'invraisemblances m'ont génées à l'image de
 la noétique qui m'a laissée songeuse : quel intérêt et quel rôle dans cette histoire ? Quand à la pesée de l'âme, franchement, je n'étais peut-être pas réceptive mais ce vieillard qui arrive comme un cheveu sur la soupe pour se faire peser l'âme, il y a de quoi rire non ? Encore heureux que nous soit épargné une estimation en grammes, parce que pour le coup, je crois que cela aurait été le pompon !
De même que dire de Peter Solomon, qui, amputé quelques heures auparavant, discourt avec sa soeur et Langdon tout en faisant le guide, franchement, je n'adhère pas une seconde.

De surcroît, j'ai été dérangée par l'importance des lieux : les différents monuments de Washington m'échappent quelque peu et donc tous les liens géographico-pyramidalo-symbolo-perdo ont fini d'achever ma patience ! Si en plus du livre, je dois avoir mon ordinateur allumé pour comprendre ce que veut dire Monsieur Brown, c'est qu'à-priori ses explications ne sont pas suffisamment claires par elles-mêmes ou qu'il n'a pas compris qu'une petite carte s'imposait ! Bref, ce roman présente à mes yeux de nombreux dysfonctionnements qui ont parasité ma lecture. 

 

Poursuivons  par les personnages : Robert Langdon est par définition le héros américain dans toute sa splendeur ! Plus résistant que James Bond, plus intelligent qu'Indiana Jones, sa fonction n'est autre que de faire avancer l'intrigue puisque ne nous est présenté, ainsi que pour tous les personnages, que son côté intellectuel et au final, je lui trouve, ainsi qu'aux autres protagonistes, bien peu d'épaisseur "humaine".
Pas de chance pour moi, dès le moment où l'auteur parle de la présence de Morlo'k dans la prison turque, j'ai pressenti son identité ce qui a enlevé de l'intérêt à l'histoire.
En résumé, le méchant est très méchant, les gentils sont très gentils, prêts à se sacrifier : que cela est manichéen au possible ! Mais rassurons-nous, Dieu étant en chacun de nous, nous sommes sauvés : et même le sempiternel rationalisme scientifique contestataire de Langdon ploie devant cette illumination ! Enfin si telle est bien la morale et la fin de l'histoire car il faut reconnaître que celles-ci sont pour le moins brouillonnes !

 

Finissons, par le le style qui est simple : ce n'est pas de la grande littérature mais il faut au moins reconnaître à l'auteur de n'avoir pas cette ambition-là. Toutefois son travers pédago-qui-va-tout-nous-apprendre est pénible à la longue : ses longues démonstrations coupent et alourdissent le récit. Que Dan Brown ait fait des recherches est tout à son honneur et somme toute, il rejoint là une longue liste d'auteurs : de là à nous asséner ses savoirs à longueurs de pages et de  dialogues pour nous en mettre plein la vue, non merci...
Peut-être que lorsque l'on ne connaît absolument rien aux franc-maçons cet ouvrage peu paraître intéressant mais pour peu que l'on ait déjà lu un ou deux ouvrages sur ce thème, je trouve que l'auteur en fait encore une représentation très romanesque et à ceux qui sont intéressés par le sujet, je conseille plutôt la lecture du Pendule de Foucault d'Umberto Eco.

 

Bref, j'ai lu Le symbole perdu et surtout, je l'ai terminé car je m''étais "engagée" pour une lecture commune. Mais je n'en conseillerai pas pour autant la lecture car dans le style roman d'aventure, d'espionnage je préfère largement La prophétie Charlemagne de Steve Berry. ou Le gardien du testament d'Eric Van Lustbader. Et si nous parlons de thriller, il faut résolument se tourner vers Robe de marié de Pierre Lemaitre. ou Le chuchoteur de Donato Carrisi !

 

En résumé : je donne 13/20 à ce roman qui ne m'a pas du tout convaincue.

 

Le petit plus de Véro : puisqu'il s'agissait d'une lecture commune, cliquez sur les prénoms de Frankie, MallouIluze,  Avalon, Caelina, Tinelire pour connaître leurs avis !

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commentaires

maxenc 29/05/2010 18:00


Robert Langdon ne sait pas lire l'alphabet grec, confondant dans "Le Symbole Perdu", pages 492 & 493 de l'édition Lattès, la voyelle longue "èta" dont la graphie majuscule est "H" avec la
consonne muette "h" de l'alphabet latin.

C'est un "barbarisme" que ne commettent déjà plus les collégiens qui entament des études de langue quinze jours après la rentrée scolaire.

Comment Dan Brown, ancien professeur de langue, a-t-il pu faire énoncer une telle affirmation par son porte parole ?


maxenc 25/05/2010 16:26


Un professeur de "symbologie" a-t'il le droit d'ignorer les arcanes de la civilisation gréco-latine, à savoir l'Iliade et l'Odyssée, alors que la lecture est la première liste de symboles que l'on
enseigne aux enfants ?

Pages 492 & 493 de l'édition Lattès de "Le Symbole Perdu" de Dan Brown, Robert Langdon fait preuve d'une absence de connaissance de la langue grecque et de son écriture, et commet un
"barbarisme" en ne voyant pas que le mot présenté commence par la lettre "èta", voyelle longue dont la graphie majuscule est "H", la confondant avec la lettre "h", consonne muette de l'alphabet
latin, qui n'existe pas en grec.

Ce "barbarisme" n'est plus commis par les collègiens qui commencent des études de grec ancien quinze jours au plus tard après la rentrée de septembre, et pourtant un professeur d'une université
réputée prétend que c'est la méthode pour lire le mot code qui emporte la solution du roman.

C'est trop énorme.

Certes, mon appréciation du roman est un peu exagérée, mais si l'on se réfère au dictionnaire "Bailly", on y voit que la consonne muette n'y existe pas, et que la lettre "èta" ne peut pas être
suivie de la lettre "epsilon", et je crois plus le professeur Bailly que le professeur Langdon.

Néanmoins, si l'on fait abstraction de ces remarques qui ôtent toute crédibilité à l'avertissement liminaire du roman comme quoi tous les procédés et documents sont authentiques, ce dont il faut se
gausser, il n'en reste pas moins que ce livre est amusant à lire.


emiLie 24/05/2010 16:02


Oui je crois qu'une promo énorme peut jouer un rôle dans cela... :-)


maxenc 24/05/2010 08:27


J'approuve toutes les appréciations négatives du "symbole perdu" de Dan Brown pour un motif très commun, à savoir que le professeur de "symbologie" de l'université d'Harvard ne sait pas lire
l'alphabet grec, alors que l'apprentissage de la lecture est la première liste de symboles apprise par les enfants.

Pages 492 et 493 de l'édition Lattès la lettre "èta", voyelle longue, transcrite "H" en majuscule, est assimilée à la consonne muette "h" de l'alphabet latin, ce qui est très exactement un
"barbarisme" que ne commettent plus quinze jours après la rentrée de septembre les collégiens qui commencent des études de grec ancien.

Et "Heredom" est pourtant le mot clé des "hauts grades" selon Robert Langdon, alors que le "Bailly", dictionnaire grec connu, indique bien que la lettre "èta" ne peut pas être suivie par la lettre
"epsilon".

C'est pourquoi je doute de la véracité de l'avertissement liminaire énonçant que tous les rituels, éléments scientifiques, monuments et oeuvres d'art décrits sont authentiques.


emiLie 21/05/2010 16:33


Je n'ai absolument aucune envie de lire ce livre. Je me suis arrêtée à Da Vinci Code dont je n'ai toujours pas compris le succès immense.


Véro. 23/05/2010 13:03



Ah ben pour le coup, je vais être en peine de t'expliquer pourquoi ces livres connaissent un tel succès... une bonne équipe marketing derrière ?



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