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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 06:55

4e de couverture : 1327. Quatre enfants sont les témoins d'une poursuite meurtrière dans les bois : un chevalier tue deux soldats au service de la reine, avant d'enfouir dans Follett.jpgle sol une lettre mystérieuse, dont le secret pourrait bien mettre en danger la couronne d'Angleterre. Ce jour scellera à jamais leurs destinées...
Gwenda, voleuse espiègle, poursuivra un amour impossible ; Caris, libre et passionnée, qui rêve d'être médecin, devra défier l'autorité de l'Église, et renoncer à celui qu'elle aime ; Merthin deviendra un constructeur de génie mais, ne pouvant épouser celle qu'il a toujours désirée, rejoindra l'Italie pour accomplir son destin d'architecte ; Ralph son jeune frère dévoré par l'ambition deviendra un noble corrompu, prêt à tout pour satisfaire sa soif de pouvoir et de vengeance.
Prospérités éphémères, famines, guerres cruelles, ravages féroces de la peste noire...

Mon avis : après m'être régalée à la lecture des Piliers de la terre, je me suis littéralement jetée sur ce roman quand je l'ai vu en librairie. J'aurai mieux fait de réfléchir quelques secondes de plus et de m'interroger sur la pertinence de tenir entre les mains un livre poche de 1337 pages. En effet, j'ai trouvé particulièrement incommode ce format et cette épaisseur et cela a sans nul conteste rejailli sur ma lecture qui s'est étalée dans le temps. Le même ouvrage en deux tomes aurait gagné en maniabilité et en confort de lecture ...

 

L'histoire, quant à elle, m'a plu : bien sûr, nous retrouvons les mêmes ingrédients que dans Les piliers de la Terre : des personnages hauts en couleurs, bien distinct les uns des autres, qui fournissent le pretexte à l'auteur pour nous raconter des histoires qui se croisent et s'entrecroisent. Toutefois, il arrive un moment où l'accumulation des malheurs ou des obstacles est un tantinet exagéré, puisqu'à certains moments, aucun des personnages n'arrivent à sortir son épingle du jeu ou bien, quand c'est le cas, le lecteur se dit aussitôt qu'il va tomber une tuile sur le tête ... ce qui manque pas d'arriver !

 

Les personnages créés par l'auteur ont des personnalités bien trempées et chacun aura sa ou ses préférences : de mon côté j'ai eu un faible pour Carris, femme maîtresse à la volonté de fer mais j'ai regretté que le personnage de Gwenda soit un peu moins développé que les trois autres. Et puis un petit bémol sur la fin qui, après plus de 1300 pages, me semble quand même un peu rapide.

Ceci étant dit, Un monde sans fin est encore une fois un excellent roman au souffle épique et historique  qui emporte le lecteur avec lui au coeur du Moyen-Age grâce à l'écriture de Ken Follett qui sert admirablement une belle histoire.

Bref, un bon livre à déguster pendant ses vacances !

 

En résumé : si vous avez aimé Les piliers de la terre, vous aimerez aussi Un monde sans fin auquel je donne la note de 16/20.

 

Un clic pour d'autres titres de Ken Follet...

Les piliers de la Terre, tome 1 : Ellen  

Les piliers de la Terre, tome 2 : Aliéna

 

 

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 07:00

4e de couverture : dans une petite ville, un rhinocéros fait irruption. Par rapport à lui, les personnages prennent diverses attitudes. Certains se transforment Ionescoen rhinocéros ; un troupeau défile. Seul Bérenger résiste à la marée des bêtes féroces, symboles du totalitarisme.


Mon avis : cette pièce d'Eugène Ionesco est souvent considérée comme la meilleure pièce de l'auteur : le théâtre de l'absurde y est toujours à l'oeuvre, mêlant comique et tragique mais l'auteur introduit une innovation en amenant le spectateur ou le lecteur à une réflexion sur l'Histoire en cours.

Ecrite en 1958, en pleine époque où le Stalinisme fait rage en URSS et où les horreurs du fascisme sont encore dans toutes les mémoires, Rhinocéros condamne toutes les formes de dictature et donne à penser sur le libre-arbitre.

Comme son héros Béranger, Ionesco s'engage et proclame sa marginalité par la bouche de son personnage auquel il fait dire "je ne capitule pas" ! Se pose également la question de l'autonomie face au groupe, de la résistance à l'instinct grégaire. La "rhinocéite" qui frappe les habitants est l'image même de l'idéologie qui frappe les sociétés.

 

La lecture de cette pièce est rapide puisqu'elle comporte trois actes : j'ai particulièrement apprécié la présence des didascalies (instructions de jeu et de mise en scène données par l'auteur) qui permettent de bien se représenter l'univers et l'ambiance tels que les imaginaient Ionesco. D'autre part, les dialogues sont rythmés ce qui rend la lecture de cette pièce agréable.

Bref, encore une lecture de cet auteur qui me plaît et me donne envie de poursuivre la découverte de ses autres pièces.

 

En résumé : une pièce que j'aimerai voir jouer et à laquelle je donne la note de 16/20.

 

Un clic pour un autre titre d'Eugène Ionesco...

La cantatrice chauve suivi de La leçon

 

   

Du côté des challenges ... un clic sur les logos pour savoir où j'en suis !

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 10:00

4e de couverture : Kafka Tamura, quinze ans, fuit sa maison de Tokyo Murakami.jpgpour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui. Nakata, vieil homme simple d'esprit, décide lui aussi de prendre la route, obéissant à un appel impérieux, attiré par une force qui le dépasse. Lancés dans une vaste odyssée, nos deux héros vont croiser en chemin des hommes et des chats, une mère maquerelle fantomatique et une prostituée férue de Hegel, des soldats perdus et un inquiétant colonel, des poissons tombant du ciel, et bien d'autres choses encore. Avant de voir leur destin converger inexorablement et de découvrir leur propre vérité.

 

Mon avis : initialement, j'avais prévu de lire ce livre en LC avec quelques bloggeurs de livraddict et puis, plusieurs contretemps m'en ont empêché. Toutefois, ce livre étant alors en haut de ma pile (alors que cela faisait au bas mot presque quatre ans qu'il prenait la poussière), j'ai pensé que c'était le moment ou jamais de me plonger dans ce roman dont tout le monde dit le plus grand bien.

Il faut croire que j'aurai mieux fait de le laisser là où il était car ce roman a manqué me glisser des mains d'ennui. Quelle torpeur à sa lecture, quelle lenteur qui m'a assommée, quelle histoire alambiquée et embrouillée qui a fini par me lasser bref, si ce n'était le personnage de Nakata, j'aurai certainement abandonné cette lecture rapidement.

Sans doute suis-je passée à côté de cette lecture encensée par de nombreux lecteurs... trop de méandres, trop d'allégories qui m'ont ennuyées, un rythme trop lent pour éveiller mon intérêt même si la plume d'Haruki Murakami est sans conteste très poétique.

Bref, une déception qui ne m'incite pas vraiment à poursuivre avec cet auteur. Toutefois, je vous engage à aller ici pour trouver des avis beaucoup plus positifs que le mien.

 

En résumé : un ennui certain avec ce roman auquel je donne la note de 13/20.

 

Du côté des challenges... 

 

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 13:05

4e de couverture : " Tu conquerras la paix en cinq batailles : quatre Hearn-3.jpgvictoires et une défaite. " Takeo parviendra-t-il à apporter la paix sur les Trois Pays comme l'annonce la prophétie ?

Après leur union secrète au temple de Terayama, Takeo et Kaede sont plus résolus que jamais à prendre possession de leur héritage et venger sire Shigeru. Tandis que le jeune homme tente de rallier à sa cause le pirate Fumio Terada, Kaede est victime d'un chantage diabolique...

Lorsque enfin la lune se lève sur la dernière et terrible bataille, l'issue est plus que jamais incertaine...

 

Mon avis : voici donc la suite des aventures de Takeo et Kaede avec pour trame de fond, la prophétie qui annonce qu'après quatre victoires et une défaite, Takeo apportera enfin la paix sur les trois pays.

De par son sujet même, ce tome propose plusieurs batailles qui, il faut le dire, m'ont peu intéressée même si l'auteur les traite sans trop s'apesantir. 

 

Le style et la plume de Lian Hearn restent très performants et efficaces : le rythme est toujours aussi vif, les actions s'enchaînent sans temps mort tant et si bien que, même si le fond ne m'a pas particulièrement plu contrairement aux deux premiers tomes, la forme a rendu le roman malgré tout très agréable à écouter (puisque c'est encore une fois en audio-livre que j'ai suivi ces aventures).

 

Les personnages de Takeo et de Kaede sont toujours aussi intéressants et attachants même si leur éloignement constant fini par être un peu lassant. Toutefois, la fin les rapproche enfin...

Visiblement ce tome était au départ celui de la fin de trilogie au regard des derniers développements du livre or, depuis, l'auteur a écrit deux autres titres à la suite de celui-ci et du coup, j'ai  très envie de savoir comment elle reprend le fil du récit.

 

Bref, un bon dernier opus de la trilogie initiale même si j'ai préféré les deux premiers tomes quand aux histoires.

 

En résumé : une note un peu inférieure pour ce troisième tome avec un 14,5/20.

 

Un clic pour les autres titres de la saga...

T1 : le silence du rossignol  

T2 : les neiges de l'exil

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 13:49

4e de couverture : Charlie Gordon a 33 ans et l'âge mental d'un Keyes.jpgenfant de 6 ans. Il voit sa vie boulversée le jour, où, comme la souris Algemon, il subit une opération qui multipliera son QI par 3.

" Si l'opérassion réussi bien je montrerai à cète souris d'Algernon que je peu ètre ossi un télijen quelle et même plus. Et je pourrai mieux lire et ne pas faire de fotes en écrivan et aprendre des tas de choses et ètre comme les otres. "

Charlie va enfin pouvoir réaliser son rêve : devenir intelligent. Au jour le jour, il fait le compte-rendu de ses progrès. Mais jusqu'où cette ascension va-t-elle le mener ?

 

Mon avis : pour être tout à fait honnête, j'ai freiné des quatre fers pendant des mois pour inscrire ce livre dans ma LAL ... on en parlait trop, l'idée de lire un texte avec des fautes de langage me déplaisait, le thème d'un homme opéré au cerveau pour démultiplier ses capacités intellectuelles me dérangeait bref, tout allait de travers et je ne voulais pas le lire !
Et pourtant, je ne sais plus quel bloggeur de confiance - même si j'ai ma petite idée et que je vais mener mon enquête  - a réussi à enfin inscrire ce titre dans mes livres à lire si bien que,  lorsque Caro m'a proposé une lecture commune, je me suis dit que c'était l'occasion ou jamais de savoir si mes réticences étaient justifiées.

 

Alors oui, le début de la lecture n'a pas été simple, non pas que le langage de Charlie soit incompréhensible mais cela m'a presque demandé une lecture à voix haute pour saisir parfois la teneur du propos. Heureusement les fautes de langages inhérentes au QI de Charlie, ne durent guère et sont magistralement rendues par l'auteur pour montrer l'évolution de son intelligence - au passage, un coup de chapeau à George H. Gallet car j'imagine que la traduction n'a pas du être facile...

Dès le départ, j'ai ressenti beaucoup de sympathie pour Charlie et beaucoup de tristesse également en voyant la manière dont il était traité par ses collègues de travail... Très vite, je n'avais qu'une envie, savoir comment il allait évoluer, s'il allait réussir à combiner sa soudaine et extraordinaire intelligence avec son immaturité affective ... Ainsi, tout au long de son récit et pour des motifs qui ont évolué au cours de ma lecture, j'ai été attendrie par Charlie.

 

Daniel Keyes, par le biais des réflexions et du comportement de son personnage, amène le lecteur à s'interroger sur le comportement de tout un chacun avec les personnes dites "à petit QI", sur le rapport entre intelligence et bonheur (l'un et l'autre sont-ils compatibles, nécessaires... ?), sur la différence, sur la douleur ... Bref, un roman d'une grande sensibilité  à dévorer !

 

En résumé : un coup de coeur pour ce magnifique roman que je vous conseille vivement de lire et auquel je donne la note de 18/20.

 

Merci qui ?

Merci à Caro pour avoir proposé de faire une lecture commune de ce roman même si, entre temps, Caro et Christophe de Livraison n'ont pu participer à cette LC. En revanche, vous devriez trouver ici l'avis de  Morgouille !

Rectificatif, j'ai retrouvé qui m'avait donné envie de lire ce livre ... c'est El Jc qui dans cet article avait fini par me convaincre !

 

 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 15:40

4e de couverture : un nouveau héros est né. Il a douze ans, est le dernierColfer.jpg rejeton d'une dynastie de voleurs irlandais. Il vit dans un château, auprès de sa mère dont l'esprit a flanché lors de la disparition de son mari. La fortune des Fowl est au plus mal. Mais Artemis est un petit génie escorté d'un serviteur tout dévoué et doté d'une force peu commune. Voilà des atouts de poids pour faire aboutir un projet fou, qui ne pouvait germer que dans la tête d'un enfant : s'emparer de l'or des fées…

Mon avis : j'ai entamé la lecture de ce roman un peu à contrecoeur avouons-le, pour la bonne et simple raison que je confondais Artémis Fowl et Alex Rider ! 

A la demande de Maxime, nous avions vu le DVD de ce dernier et j 'avoue que ce James Bond adolescent ne m'avait pas plus séduite que le James Bond adulte ...

Erreur fatale car Artemis Fowl n'est pas du tout du même acabit ! Cet adolescent de 12 ans est même presque antipathique, la disparition de son père et la folie de sa mère pouvant expliquer en partie son comportement.
Doté d'une intelligence supérieure, il utilise celle-ci afin de soutirer aux elfes de quoi regonfler la fortune familiale : disons le tout net, ce n'est pas la morale qui étouffe ce jeune garçon assez froid et cynique. Et globalement, c'est ce qui m'a plu dans ce roman : loin de présenter une image lisse et parfaite du jeune héros à la morale et à l'intégrité chevillées au corps, Artemis Fowl est plutôt un mauvais garçon qui manipule les adultes (humains ou elfiques), qui se débat avec l'image de lui-même qu'il veut donner et des sentiments qui ne s'accordent pas toujours avec celle-ci ... tiens, cela ne rappellerait-il pas les contradictions de l'adolescence ? Ne pourrait-on dans voir dans là un roman d'apprentissage aux vertus peut-être exutoires pour certains ?

 

Outre Artémis Fowl dont la personnalité est bien pensée, j'ai aimé les autres personnages présentés par Eoin Colfer : Butler, garde du corps d'Artemis, machine à tuer mais plus sensible qu'il n'y paraît ; Holly Short l'elfe au tempérament bien trempé qui se fait enlever par Artemis ; le centaure Foaly dont l'humour met en rogne Julius Root, commandant des FAR (Forces Armées de Régulation des elfes) chargé de récupérer sa subordonnée Holly.

 

L'intrigue n'est pas révolutionnaire mais laisse assez de suspens pour donner envie de poursuivre la lecture même si certains passages, comme la rencontre du nain mangeur de terre et de Butler m'ont laissées sceptiques. D'autre part, j'ai un petit reproche à faire concernant la longueur des chapitres : à partir du 4e chapitre, ceux-ci ont entre 43 et 60 pages, ce qui est un peu long à mon goût et surtout peu pratique pour interrompre sa lecture.

J'ai été intriguée par une frise en langage elfique, (enfin, du moins ai-je supposé que ces symboles appartenait à cette langue) présente sur la couverture et qui court sur le bas de toutes les pages du roman. Quelques recherches sur internet (merci Wikipédia !) m'ont appris qu'en fait, c'est une inscription en gnomique, langage utilisé par les membres du monde magique vivant dans les entrailles de la Terre et dont le décodage,  donné dans " Le dossier Artemis Fowl " signifie " Artemis Fowl, un génie, un bandit d'exception, un millionnaire et il n'a que douze ans ".

Bref, un ouvrage avec des points positifs et d'autres à revoir mais qui, au final, me donne quand même envie de tenter la lecture du 2e tome  !

 

En résumé : rapide à lire, ce roman vaut le détour pour son personnage central atypique. Je lui donne la note de 14/20.

 

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 17:00

4e de couverture : 2002, dans un restaurant de Naples, Filippo Gaude-2.jpgScalfaro accomplit sa vengeance : il poignarde au ventre un client puis, le couteau sur la gorge, il le force à l’accompagner dehors, le fait monter dans une voiture, prend la direction du cimetière. Parvenu là, il le traîne jusqu’à une tombe et lui en fait déchiffrer l’inscription. Puis il lui tranche les doigts des mains et le laisse là, saignant et gémissant.
1980, dans les rues encombrées de Naples, Matteo tire par la main son fils et se hâte vers l’école. A un carrefour, soudain éclate une fusillade. Matteo s’est jeté à terre, couchant contre lui son petit garçon. Quand il se relève, il est baigné du sang de l’enfant, atteint par une balle perdue. 2002, après un dernière visite à “tante Grace”, prostituée et travesti qui l’a vu grandir, celui qui a accompli sa vengeance peut enfin quitter Naples et, roulant vers le Sud, partir à la recherche des siens, disparus depuis l’époque du grand tremblement de terre.
1980 : le deuil a édifié peu à peu un mur de silence entre Matteo et sa femme Giuliana. Matteo ne travaille plus. Toutes les nuits, il roule dans son taxi à travers les rues de Naples, sans presque jamais prendre de client. Il sait bien ce que Giuliana attend de lui : qu’il retrouve et punisse le responsable. Mais il en est incapable. Un soir, les circonstances le conduisent dans un minuscule café-bar, où il fait notamment la connaissance d’un Professeur qui tient d’étranges discours sur la réalité des Enfers et la possibilité d’y descendre…

Mon avis : en tournant la dernière page du roman, je ne vous cacherai pas que j'ai poussé un soupir de soulagement. Bien sûr, en filigrane, apparaît toute la souffrance et la détresse de parents confrontés à la mort violente de leur jeune fils mais aussi toute la force d'un amour paternel prêt à se sacrifier pour son enfant.

Mais alors, que ce livre est lugubre ! Cette descente aux enfers est tout simplement sinistre et tellement déprimante, que j'ai fini par me détacher et n'être plus vraiment aux contacts des personnages. Du coup, j'étais une lectrice extérieure attendant que l'histoire s'achève, sans plus d'empathie pour des personnages, qui au départ, m'avaient attiré.

Je n'ai pas accroché à cette idée de passage entre monde des vivants et monde des morts : la visite aux enfers m'a parfois fait penser à des images inspirées de Dante, des goules, des tourbillons etc...

Bref,  je n'ai pas du tout aimé ce roman mais visiblement je suis la seule dans ce cas donc, je vous recommande d'aller jeter un oeil sur les critiques très positives de Liyah, Lascavita, Julien le naufragé, Clara, Bookmixer, Shanaa, A propos des livres, EmiLit et Elora en cliquant ici !

 

En résumé : autant l'écriture de Laurent Gaudé avait su me captiver à la lecture du Soleil des Scorta autant ici, je n'ai pas du tout accroché d'où ma note de 13/20.

 

Un clic pour un autre titre de Laurent Gaudé...
Le soleil des Scorta

 

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 06:53

4e de couverture : en ce début d'automne, deux assassinats commis Aubenque-2.jpgcoup sur coup viennent troubler la tranquillité toute relative de River Falls, déjà ébranlée par un sordide fait divers quelques mois plus tôt. Le premier crime fait grand bruit : Robert Gordon, un avocat brillant, philanthrope à ses heures, est retrouvé électrocuté dans le Jacuzzi de sa luxueuse demeure, sur les hauteurs de la ville. Tout laisse penser que le meurtrier a voulu faire croire à un suicide, mais le subterfuge est grossier. Le même jour, le corps d'un SDF roué de coups et jeté dans la rivière arrive à la morgue, sans susciter beaucoup d'émoi. A priori, aucun lien entre les deux affaires. Le shérif Mike Logan, épaulé par sa compagne, la célèbre profileuse Jessica Hurley, va devoir élucider les meurtres. Commence alors une plongée inquiétante dans les noirceurs de l'âme humaine qui révélera des secrets dévastateurs.

Mon avis : autant le dire tout de suite, j'ai encore plus aimé cet automne à Rivers falls que le premier opus !

C'est avec grand plaisir que j'ai retrouvé les personnages qui m'avaient déjà séduits : Mike Logan gagne en profondeur dans ce roman et Jessica  Hurley en sensibilité, d'autres sont un peu plus mis en avant que la dernière fois comme par exemple le lieutenant Blanchett ou la reporter. Le duo Logan/Hurley fonctionne bien et l'enquête est menée tambour battant.

En alternance avec les enquêtes sur les deux premiers assassinats, le lecteur fait la connaissance de deux nouveaux étudiants arrivés à river Falls, Stuart et Kyle. Autant ce dernier est l'archétype du bel étudiant américain sportif auquel tout réussi, autant le second est celui du laissé pour compte à cause de son manque de charisme et de son surpoids.

Encore une fois, Alexis Aubenque annonce clairement qui est coupable : le pourquoi s'éclaire peu à peu mais le talent de l'auteur reste intact quant à sa capacité à amener le lecteur à vivre l'enquête et à espérer un dénouement qui n'est pas forcément dans l'optique de celui de la justice !

Bref, pas étonnant que ce roman ait reçu le prix du polar 2009 : l'intrigue est très bien ficelée !

 

En résumé : si vous avez aimé le premier opus, celui-ci vous séduira encore plus. Pour ma part, je lui donne la note de 16/20.

 

Merci qui ?

Merci à Maëlle qui a eu la bonne idée de me proposer de faire une lecture commune de ce second tome ! Vous pouvez trouver son billet ici. Et c'est avec grand plaisir qu'Elea s'est jointe à nous : un clic pour lire son avis !

 

Un clic pour un autre titre d'Alexis Aubenque...

7 jours à River Falls.

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 16:23

4e de couverture : mais que pouvait bien chercher Malko Swann cette nuit-là ? Sire-Cedric-2-copie-1.jpgUne overdose d'adrénaline, la sensation ultime, le sentiment de liberté ?
Pourquoi roulait-il aussi vite en pleine nuit sur une route de campagne étroite et sinueuse jusqu'à faire une chute de trente mètres en bas du pont du Diable ?
Atteint d'un traumatisme inexplicable, le musicien est désormais incapable d'entendre la musique. Mais il ne s'agit que du début de sa déchéance. Dans l'ombre, quelqu'un l'observe... quelqu'un qui veut jouer avec lui. Un jeu au goût de sang... Il s'engage alors dans un combat désespéré.

 

Mon avis : après avoir été conquise par L'enfant des cimetières, j'étais ravie à l'idée de recevoir le dernier titre de Sire Cédric, Le jeu de l'ombre grâce à un partenariat organisé entre Livraddict et Le Pré aux Clercs que je remercie vivement pour son envoi gracieux.

Alors qu'il vient de réaliser un concert exceptionnel à Carcassonne, Malko Swann, musicien émérite, a un terrible accident de voiture duquel il réchappe par miracle. Toutefois, s'il a survécu à la chute de sa voiture de plus de 30 mètres depuis le Pont du Diable, le voilà désormais incapable d'entendre quelque musique que ce soit. Pourtant et à sa plus grande surprise, Malko se croit enfin guéri le jour où, enfin, il ré-entend des notes malheureusement, cela coïncide aussi avec l'assassinat sauvage de la jeune femme avec laquelle il vient de passer la nuit...

Disons le tout net, j'ai eu du mal avec ce roman : longtemps, j'ai d'ailleurs pensé que l'appellation de Thriller ne correspondait pas au genre et que celui de Policier aurait été plus approprié. Certes la fin est plus palpitante que le début que j'ai trouvé un peu long à se mettre en place mais je n'y ai pas retrouvé l'intensité et le besoin impérieux de poursuivre la lecture que j'avais connu avec L'enfant des cimetières.

Il n'en reste pas moins que cette lecture fut agréable mais ayant pressenti en partie les causes du troubles de Malko, j'ai forcément été moins surprise et peut-être aussi moins happée par l'intrigue qui est, par ailleurs, finement pensé par l'auteur.
J'aime la plume et l'écriture de Sire Cédric aussi c'est sans aucun doute que je poursuivrai la découverte ses autres romans et en particulier De fièvre et de sang qui me tente beaucoup !

 

En résumé : un roman qui relève plus du polar que du thriller pour moi d'où ma petite déception et ma note de 14/20.    

 

Un clic pour un autre titre de Sire Cédric...

L'enfant des cimetières

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 09:08

4e de couverture : Papi a toujours été près de sa petite fille. Toujours. Bouchard.jpgEt voici que Papi doit déménager dans un endroit particulier où il y a plein de gens de son âge… et il ne pourra y amener son chien Biscotte. Comment l’aider ? Comment adoucir sa peine ?

Mon avis : si j'ai lu ce livre, c'est suite à ce billet de Jérôme dans lequel il disait qu'il aimerait avoir d'autres avis sur cet album aussi, l''ai-je réservé à la bibliothèque.

L'album parle de la relation étroite entre une fillette et son Papi qui, au fil du temps et de sa présence, la console de ses chagrins (lorsqu'elle perd son nounours ou son livre) et l'aide à surmonter certaines des étapes qui jalonnent sa vie de petite fille : ses oreilles perçées, sa première dent qui tombe... A chaque moment, Papi est là chantant sa berceuse réconfortante qui efface les chagrins.
Mais voilà que Papi doit déménager pour aller dans un endroit "où il y a plein de gens de son âge" et le trio formé de la fillette, de son Papi et de Biscotte, le chien inséparable de Papi doit se séparer. Bien que la petite fille rende visite à son grand-père tous les jours, celui-ci est triste d'avoir dû laisser Biscotte à la fourrière...

En tournant la dernière page de cet album, j'ai pensé qu'il était intéressant d'avoir mis des images - même si le graphisme de celles-ci ne sont pas particulièrement à mon goût - et une histoire sur un phénomène de société - le placement des personnes âgées qui ne peuvent plus vivre seules - assez peu traité pour les enfants.

Or, à ma grande surprise, sur la page intérieure de la 4e de couverture,  je me suis aperçue qu'en fait cet album avait pour vocation  d'évoquer le problème des personnes âgées qui sont obligées de se défaire de leur animal domestique parce qu'elles emménagent dans des établissements où ils sont interdits. Et là, je me suis dit que j'étais totalement passée à côté du message que voulait délivrer l'auteur... d'où ma question : la lecture de Maxime a-t'elle été plus "performante" que la mienne ?

 

L'avis de Maxime : c'est l'histoire d'une petite fille qui a perdu sa peluche. Elle est très triste alors elle va vers son Papi. Le Papi sait bien consoler. Mais un jour, Papi est obligé de déménager et on a dû lui enlever son chien Biscotte. Papi est très triste alors la fillette vient le consoler.

Ce n'est pas un livre que j'ai particulièrement aimé et franchement ça loupe son objectif qui est contre l'abandon des animaux. Quand je l'ai lu, j'ai cru que c'était un livre assez triste qui parlait de la mort du Papi et comment réagirait la fille. Et puis en fait, Maman m'a dit que c'était contre l'abandon : comme je l'ai dit, ça loupe son objectif car on s'intéresse plus au grand-père qu'au chien. En plus, le graphisme n'est pas terrible. Je lui mets : 10,5/20.

 

En résumé : un album qui n'a convaincu aucune des deux générations et qui obtient la note de 12/20 au global. 

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