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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 06:50

4e de couverture : le monde des cavaliers-dragons est sur le point Robson-3.jpgde sombrer dans le chaos. L'Oracle va mourir. Pour le guérir, Nolita, Elias, Poll et Kira doivent trouver quatre orbes dragoniques. Cette fois, c'est à Kira et Dent de Sabre de prouver leur bravoure. Le troisième orbe est caché dans une forteresse truffée de pièges. Poursuivie par le tyran Ségun et par une horde de chasseurs de dragons, Kira sera-t-elle assez forte pour accepter le sacrifice que l'orbe exigera?

Mon avis : nous retouvons les personnages déjà rencontrés lors des tomes précédents. Elias de tempérament plutôt conciliant, Nolita toujours apeurée par le vide et les dragons, Kira dont le dynamisme et la témérité n'ont rien à envier à celle de Poll dont le caractère orgueilleux et ombrageux le rendent moins sympathiques que ses camarades.
Toujours dans un monde parallèle à la Terre, les quatre comparses poursuivent leur quête des orbes devant permettre de sauver l'Oracle, chacun des jeunes gens devant ramener un des quatre orbes permettant d'éviter l'extinction de la race des dragons.
Vulcain et Souffle d'Ombre ayant chacun réussi leurs défis, la nouvelle énigme à déchiffrer concerne Kira et Dent-de-sabre.

Ce troisième tome se lit aussi vite et bien que les deux précédents : les personnalités des novices s'affirment de plus en plus et les aventures se suivent à un rythme soutenu.

Comme dans les opus précédents, le roman s'arrête abruptement, ne demandant qu'à ouvrir le tome suivant ...

Ca tombe bien, la suite est dans ma PAL !

Bref, un roman fantasy qui plaira aux jeunes lecteurs d'une dizaine d'années pour les introduire dans l'univers de la fantasy !

 

En résumé : une suite dans la lignée des tomes précédents et à laquelle je donne la note de 15/20.

 

Un clic pour les tomes précédents ...

Vulcain  

Souffle d'Ombre 

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 11:00

4e de couverture : " - Bien, dit Clyde-Fox en se rechaussant. Sale histoire. Faites votre job, Radstock, allez voir ça. C'est un tas de vieilles chaussures posées sur le trottoir. Préparez Vargas-1.jpgvotre âme. Il y en a une vingtaine peut-être, vous ne pouvez pas les manquer.
- Ce n'est pas mon job, Clyde-Fox.
Bien sûr que si. Elles sont alignées avec soin, les pointes dirigées vers le cimetière. Je vous parle évidemment de la vieille grille principale.
- Le vieux cimetière est surveillé la nuit. Fermé pour les hommes et pour les chaussures des hommes.
- Eh bien elles veulent entrer tout de même, et toute leur attitude est très déplaisante. Allez les regarder, faites votre job.
- Clyde-Fox, je me fous que vos vieilles chaussures veuillent entrer là-dedans.
- Vous avez tort, Radstock. Parce qu'il y a les pieds dedans.
Il y eut un silence, une onde de choc désagréable. Une petite plainte sortit de la gorge d'Estalère, Danglard serra les bras. Adamsberg arrêta sa marche et leva la tête. "

Mon avis : bien que n'ayant pas lu les plus récents polars de Fred Vargas, j'ai tout de suite retrouvé l'ambiance si particulière de la Brigade dirigée par Adamsberg.

Comme toujours, petites et grandes intrigues s'entremêlent allégrement mettant en avant des personnages dont certains sont, au minimum, farfelus...
Adamsberg est toujours égal à lui-même, toujours fantasque, errant d'idées  en absences, de réactions saugrenues en  indifférence ; Danglard, son fidèle puits de sciences, l'épaule toujours ... et ça tombe plutôt bien car cette fois-ci, Adamsberg se trouve confronté à un tueur qui massacre et écrabouille ses victimes en des centaines de morceaux.

Quelques informations distillées ça et là m'ont donné envie de lire les aventures récentes que je ne connais pas mais je n'en dirai pas plus pour ne pas dévoiler une partie de l'intrigue.

Concernant l'intrigue, je ne peux pas dire que c'est celle que j'ai préféré de tous les Vargas lus ("L'homme à l'envers" remporte toujours mes faveurs) : par moment, l'intrigue est un peu confuse selon moi mais, pas au point, toutefois de perdre pied. L'auteure sait, encore une fois, brouiller les pistes et nous mener par le bout du nez. Bref, cela reste un bon Vargas et qui plaira à tous ceux qui ont lu un ou plusieurs des romans précédents de l'auteur mais ce n'est peut-être pas le meilleur pour la découvrir.

 

En résumé : un bon polar auquel je donne la note de 15,5/20.

 

Un clic pour un autre Fred Vargas...  

L'homme aux cercles bleus  

 

 

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 07:00

4e de couverture : que voit-on du monde et des gens quand on les voit Sam.jpgdu point de vue d’une caissière de grande surface ? Que sait-elle de nous en voyant ce que nous achetons, ce que nous disons, les questions que nous posons ? Le passage en caisse est en réalité un moment très particulier. À tort, nous pensons que tout est neutre dans cette opération et nous ne nous surveillons pas. La caissière est pour nous un regard aveugle, à la limite elle est elle-même une machine. Nous nous montrons donc comme nous sommes. Et lorsque la caissière s’appelle Anna Sam, qu’elle est titulaire d’une licence de lettres et qu’elle n’a pas les yeux dans la poche de sa blouse, elle saisit sur le vif nos petits mensonges, nos petites lâchetés, nos habitudes plus ou moins bizarres, et elle en fait un livre qui ne ressemble à aucun autre.

Mon avis : que celui qui n'a jamais été confronté de sa vie à une caissière me jette le premier caddy ! Côté client, la caissière présente souvent des défaillances : elle ne va pas assez vite, elle ne connaît pas le prix qui vous manque etc...

Mais voilà qu'Anna Sam, forte de ses huits années passées dans une enseigne de grande distribution, nous expose les dessous des caisses et a le mérite de permettre au lecteur de changer son regard sur ce métier.

Se présentant comme une suite de chapitre abordant chacun un thème, l'auteure nous propose quelques vécus significatifs de ses clients, de son métier et de ses contraintes, agrémentant le tout de quelques anecdoctes qui font sourire.

Certes, ce court roman peut d'une part, vous permettre de changer son regard sur celle qui encaissent nos achats - ce qui, en soi, serait déjà une victoire - et d'autre part, vous faire passer un moment de lecture détente (le livre est court et se lit très facilement) mais il ne bouleversera pas le genre ! Sans doute que passer des chroniques de blogs à la publication de roman aurait nécessiter une remise en forme profonde des chroniques et surtout de créer du lien entre les différents chapitres qui semblent poser là comme ils auraient pu l'être un peu avant ou beaucoup plus loin.

Pour finir, un bémol : s'il est vrai qu'il y a des clients particulièrement, pénibles - et ce, que ce soit dans le commerce ou les prestations de services en général (j'ai pratiqué les deux et je vous parle par expérience) - il y a aussi, des gens tout à fait normaux et civilisés ... je regrette qu'Anna Sam n'en parle pas du tout.

Bref, un livre de vacances par excellence, pas prise de tête et plutôt humoristique mais dont il ne vous faut pas attendre grand chose.

 

En résumé : une lecture détente à laquelle je donne la note de 12,5/20.  

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 11:02

4e de couverture : lorsque sa collègue Aurore l'appelle en pleine nuit pour couvrir avec elle un meurtre atroce, David, photographe de presse, se rend sur les lieux du drame. Un fossoyeur pris d'une folie hallucinatoire vient de massacrer sa femme et ses enfants avec un fusil à pompe, avant Sire-Cedric-1.jpgde se donner la mort. Le lendemain, un adolescent, se croyant poursuivi par des ombres, menace de son arme les patients d'un hôpital et tue Kristel, la compagne de David. Mais qui est à l'origine de cette épidémie meurtrière? Est-ce un homme ou un démon? Le journaliste, qui n'a plus rien à perdre, va se lancer à la poursuite de Nathaniel, l'enfant des cimetières, jusqu'aux confins de l'inimaginable...

 

Mon avis : L'enfant des cimetières est un titre qui a fait beaucoup parler de lui l'année dernière sur la blogosphère. Aussi, à sa sortie en poche, je n'ai pas hésité une seconde et l'ai entamé immédiatement.

La lecture du prologue a été assez surpenante et pas réellement à mon goût, et je me suis demandée si tout le roman était du même acabit doutant alors d'en venir à bout. Mais non, ce prologue terminée, Sire cédric nous plonge de pied pied dans l'enquête que va mener David.

Fantastique, angoisse, horreur et enquêtes s'entremêlent admirablement pour faire de cette lecture un thriller que l'on imagine même pas poser tant l'envie de savoir le fin mot de l'histoire est forte.

Les personnages sont attachants (enfin pas tous mais ça, vous le comprendrez en lisant le livre) et j'ai particulièrement aimé Kristel à la personnalité étonnante et surtout le commandant Vauvert, une grande gueule comme je les aime et qui fonce droit devant pour arriver à ses fins.

L'écriture de Sire cédric est nerveuse, rythmée, les chapitres s'enchaînent rapidement ! Ames sensibles s'abstenir, parce que certains passages sont vraiment sanglants ... mais moi, j'aime ça alors je ne me plains pas !

Bref, un thriller à lire pour les amateurs du genre, vous ne serez pas déçus !

 

En résumé : une première rencontre réussie à laquelle je donne la note de 16/20.

 

Le petit plus de Véro...
Rendez-vous le 13 avril pour  la chronique du dernier Sire Cédric " Le jeu de l'ombre".

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 07:20

4e de couverture : l'Angleterre de Tony Blair entre dans le nouveau millénaire, et les héros de Bienvenue au club dans l'âge mûr. Vingt ans après, qu'ont-ils fait de leurs idéaux coe.jpgde jeunesse ? N'auraient-ils d'autre choix qu'entre compromissions et immobilisme ? Seul l'affreux Paul, leur cadet, un politicien opportuniste, semble s'adapter à ces temps nouveaux et aux nouveaux cercles du pouvoir. Mais si les utopies des années soixante-dix semblent maintenant lointaines, il suffit de bien peu pour faire resurgir les fantômes du passé... Jusqu'à ce que le cercle se referme. Tout en déroulant la chronique de l'histoire immédiate, du choc de la mondialisation à la guerre en Irak, Jonathan Coe fait le portrait d'une génération en proie à d'irréductibles contradictions. Impitoyable satiriste, il brosse un tableau ravageur de l'Angleterre de Tony Blair, qu'il dénonce avec la fureur vengeresse jadis réservée au thatchérisme. D'une lucidité aussi réjouissante qu'inconfortable, le diptyque composé de Bienvenue au club et du Cercle fermé se fait le miroir non seulement d'un pays, mais d'une époque tout entière, et constitue une fresque aussi ambitieuse et aussi aboutie que Testament à l'anglaise.

Mon avis : certains se souviendront que j'avais beaucoup apprécié Bienvenue au club dont vous pouvez lire le billet en cliquant sur le titre. Le cercle fermé est second volume du diptyque de Jonathan Coe et je me suis à nouvau régalée à retrouver, vingt plus tard, les protagonistes déjà rencontrés dans le premier roman.

Ben, Doug, Philippe et Claire sont désormais des adultes avec des vies plus ou moins heureuses, plus ou moins stables . Paul, le frère aîné de Benjamin est un politicien aux dents longues qui ne rêve que de pouvoir. Philippe est journaliste, divorcé de Claire qui a lui a laissé la garde de leur fils Patrick. Ben ne se sort toujours pas de l'criture de son roman dédié à Cicely et végète dans un emploi qui l'étouffe. Bref, de l'eau est passée sous les révoltes et les idéaux de leurs jeunes années et pourtant, à travers ses personnages, Jonathan Coe remet en question la politique de Tony Blair, l'engagement de la Grande-Bretagne en Irak auprès des américains, évoque le libéralisme et la mondialisation...

Et puis, parallèlement à la peinture de ces années si proches, l'auteur revient sur certains mystères restés enfouis et qui vont, au fil du roman, s'éclairer d'un nouveau jour.

Incluant ses personnages et son histoire dans le contexte social et politique actuel anglais, Jonatha Coe montre comment la génération de Ben et de ses amis, qui a aujourd'hui le pouvoir et donc la possibilité de faire évoluer les choses, utilise ou pas, celui-ci et en tout état de cause, se retrouve tributaire d'un environnement socio-économique indépendant de leurs volontés leur rendant, par là-même, difficile la capacité à faire des choix libres.

Bref, un moment de lecture très agréable et que je vous recommande !

 

En résumé : je donne la note de 16/20 et lirai, bien entendu, d'autres romans de cet auteur !

 

Merci qui ?

Merci à Caro et Christophe de Livraison qui m'ont donné envie de lire ce livre.

 

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 08:10

4e de couverture : la lignée des Scorta est née d'un viol et du péché. Gaude-scorta.jpgMaudite et méprisée, cette famille est guettée par la folie et la pauvreté. A Montepuccio, dans le sud de l'Italie, seul l'éclat de l'argent peut éclipser l'indignité d'une telle naissance. C'est en accédant à l'aisance matérielle que les Scorta pensent éloigner d'eux l'opprobe. Mais si le jugement des hommes finit par ne plus les atteindre, le destin, lui, peut les rattraper. Le temps, cette course interminable du soleil brûlant les terres de Montepuccio, balayera ces existences de labeur et de folie. A l'histoire de cette famille hors du commun se mêle la confession de sa doyenne, Carmela, qui résonne comme un testament spirituel à destination de la descendance. Pour que ne s'éteigne jamais la fierté, cette force des Scorta.

 

Mon avis : c'est en audio-livre que j'ai rencontré la plume de Laurent Gaudé et l'alternance des événements racontés au présent par la voix masculine et des souvenirs de Carmela a rendu la construction du roman encore plus pregnante.

L'histoire des Scorta est simple, belle, forte, mélange de force de caractère et de soumission, de tradionnalisme et d'audace... c'est l'histoire d'une famille au fil des années et des générations, de ses efforts pour sortir de la misère dans laquelle elle se trouve. C'est une histoire d'hommes, âpres et durs comme la terre des Pouilles sur laquelle ils vivent, et qui ont un code de l'honneur et de la famille qui guident leurs vies.

Ce roman m'a pris tout en douceur... au départ, j'étais plutôt sur mon quant-à-soi, assez peu attirée par l'histoire de cette famille et puis, par petites touches successives, par la finesse et la justesse de son écriture, Laurent Gaudé a su me séduire, m'intéresser à l'histoire de Carmela, Giuseppe, Domenico et Raffaele.

Cette fresque familiale traverse le 20e siècle mais sans que celui-ci semble avoir un réel impact sur Montepuccio et ses habitants : ce roman est avant tout l'histoire d'une famille et d'un village ... 

En bref, pour une fois qu'un prix Goncourt me plaît, autant le dire haut et fort !

 

En résumé : une belle découverte à laquelle je donne 15/20 qui me donne envie de lire La porte des Enfers !

 

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 21:40

Quais des polars est pour moi l'occasion de rencontrer mes copines bloggueuses (dont vous pouvez accéder aux sites en tapant sur le nom de leurs blogs).

 

L'an dernier, c'est avec grand plaisir que j'ai fait la connaissance de Mélisende dont vous connaissez sans doute Le bazar de la Littérature ! Elle m'avait fait découvrir quelques uns de ses bouquinistes préférés et j'étais rentrée avec un sac plein de livres !

 

Cette année, toujours  avec Mélisende, c'est Dup de Book en stock que nous avons eu la joie de rencontrer ! A l'image de ses billets, c'est un condensé d'énergie et de bonne humeur avec lequel nous avons bien ri ! La preuve juste en-dessous !

DSCF2157.JPG

 

Cela aurait largement suffit à faire de cette après-midi, un bon moment mais Dup nous a présenté deux de ses amies bloggeuses : Didi d'imagimots et Wal de Walpassion avec lesquelles le courant est immédiatement passé comme vous pouvez le constater ! De gauche à droite, vous voyez Wall, Dup, moi-même et Mélisende ... et juste derrière l'appareil se cache Didi !

 

DSCF2187.JPG

 

 

Bien sûr, vous vous dîtes qu'à blaguer comme cela, nous n'avons rien vu ou presque des Quais du polars ! Faux et archi-faux ! Je suis rentrée avec deux belles dédicaces de R. J Ellory et d'Henri Loevenbruck, qui, au passage, est très sympathique !

 

ELLORY-2-copie-1.png 

 

 

LOEVENBRUCK-2-copie-1.png

 

 

Je ne vous surprendrait pas en vous annonçant que je n'ai pas pu résister à la tentation et que j'ai acheté des livres ... 

 

Lemaitre-Alex.jpg

 

LOEVENBRUCK.jpg

 

Mais j'ai été raisonnable car je savais que les copines avaient pensé à moi ! Mélisende m'a amené le merveilleux Merlin !

 

Istin.jpg

 

Quant à Dup, elle avait déménagé une partie de sa bibliothèque et m'a prêté ...

Peru.jpg

 

 

Jourdain.jpg

 

Zuiker-1.jpg

 

Zuiker-2.jpg

 

 

Et elle aurait pu s'arrêter là mais non, en plus, Dup  m'a offert une belle surprise ! Un ENORME merci à toi pour ce cadeau qui me touche beaucoup !

Moslonka-1.png

 

Moslonka-2.png

 

 

Bref, j'ai passé une très belle et bonne après-midi ... qui a dit que la bloggosphère était impersonnelle et nuisait aux rencontres ?

Les filles, on se retrouve à la fête du livre de Saint-Etienne ?

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 10:02

4e de couverture : dans un restaurant de Tel Aviv, une jeune femme se Khadra.jpgfait exploser au milieu de dizaines de clients. À l'hôpital, le docteur Amine, chirurgien israélien d'origine arabe, opère à la chaîne les survivants de l'attentat. Dans la nuit qui suit le carnage, on le rappelle d'urgence pour examiner le corps déchiqueté de la kamikaze. Le sol se dérobe alors sous ses pieds: il s'agit de sa propre femme. Comment admettre l'impossible, comprendre l'inimaginable, découvrir qu'on a partagé, des années durant, la vie et l'intimité d'une personne dont on ignorait l'essentiel ? Pour savoir, il faut entrer dans la haine, le sang et le combat désespéré du peuple palestinien...

 

Mon avis : L'attentat est le second roman de Yasmina Khadra appartenant à la trilogie Le conflit entre l'Orient et l'Occident et ayant pour thème le dialogue de sourds qui oppose ces deux parties du monde.

Le premier opus Les hirondelles de Kaboul, mettait en scène deux couples afghans sous le régime taliban. Ce roman-ci parle de la descente aux enfers d'Amine, jeune chirurgien arabe parfaitement intégré en Israël, lorsqu'il apprend que sa femme s'est tuée dans un attentat suicide et qu'il cherche à comprendre les raisons de son geste terroriste.

 

J'ai lu ce roman d'une traite, happée par la plume de Yasmina Khadra, cherchant comme Amine comment l'on peut arriver à une telle extrêmité. Avec finesse, l'auteur traite de sujets sensibles tels que les relations entre arabes israéliens et arabes juifs, entre israéliens et musulmans, entre palestiniens et israéliens. Yasmina Khadra met en exergue les brimades et les humiliations subies par les Palestiniens et qui poussent certains d'entre eux à ne voir dans le combat armé que la seule issue possible à leur absence d'espoir.

Parti sur les traces de sa femme Sihme pour tenter de comprendre ses motivations profondes, Amine va se heurter de plein fouet d'une part,  à un conflit qu'il avait choisi de repousser au loin en choisissant, lui l'arabe bédouin, de s'intéger à la société israélienne en faisant choix de sauver la vie par son métier de chirurgien et d'autre part, aux arguments et convictions de ceux qui ne voient que dans le combat, le salut.

Bref, une lecture incontournable pour tous ceux qui s'interroge un tant soit peu sur le monde contemporain et ce conflit.

 

En résumé : un roman auquel je donne la note de 17/20. Vivement que je lise la suite "Les sirènes de Bagdad".

 

Des passages que j'ai aimé...

Page 18 : Ce n'est pas la première fois qu'un attentat secoue Tel-Aviv et les secours sont menés au fur et à mesure avec une efficacité grandissante. Mais un attentat reste un attentat. A l'usure, on peut le gérer techniquement, pas humainement. L'émoi et l'effroi ne font pas bon ménage avec le sang-froid. Lorsque l'horreur frappe, c'est toujours le coeur qu'elle vise en premier.  

 

Page 102 : Si tu pars du principe que ton pire ennemi est celui-là même qui tente de semer la haine dans ton coeur, tu auras connu la moitié du bonheur. Le reste, tu n'auras qu'à tendre la main pour le ceuillir. Et rappelle-toi ceci : il n'y a rien, absolument rien au-dessus de ta vie... Et ta vie n'est pas au-dessus de celle des autres.

 

Page 212 : Tous les drames sont possibles lorsqu'un amour-propre est bafoué. Surtout quand on s'aperçoit qu'on a pas les moyens de sa dignité, qu'on est impuissant. Je crois que la meilleure école de la haine se situe à cet endroit précis. On apprend véritablement à haïr à partir de l'instant où l'on prend conscience de son impuissance. C'est un moment tragique ; le plus atroce et le plus abonimable de tous.

 

Un clic pour le premier titre de "Le conflit entre l'Orient et l'Occident"...

Les hirondelles de Kaboul

 

Merci qui ?
Merci à Pimprenelle qui a organisé cette lecture dans le cadre de "découvrons un auteur chez Pimprenelle". Pour lire les avis des autres participants, cliquez sur la photo.

 logo-yasmina.jpg

 

 

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 07:00

4e de couverture : le roman raconte les aventures d'un Gascon désargenté de 18 ans, DUMAS.jpgd'Artagnan, monté à Paris faire carrière afin de devenir mousquetaire. Il se lie d'amitié avec Athos, Porthos et Aramis, mousquetaires du roi Louis XIII. Ces quatre hommes vont s'opposer au premier ministre, le Cardinal de Richelieu et à ses agents, dont la belle et mystérieuse Milady de Winter, pour sauver l'honneur de la reine de France Anne d'Autriche. Avec ses nombreux combats et ses rebondissements romanesques, Les Trois mousquetaires est l'exemple type du roman de cape et d'épée.

 

Mon avis : voilà une double rencontre réussie ! Double parce que, pour la première fois, j'ai écouté un audio-livre et qu'ensuite, c'était ma première rencontre avec Alexandre Dumas.

Tout d'abord, une mention spéciale à Marc qui a lu avec brio ce roman ... quel plaisir de t'entendre raconter les aventures de D'artagnan et ses comparses !

 

Ensuite, quelle extraordinaire plume que celle d'Alexandre Dumas ! Pas un moment, je ne suis ennuyée : sa plume est vive, acérée, pertinente : les aventures et les rebondissements succèdent les uns aux autres dans une langue si vivante ! L'auteur a un humour indéniable et crée un lien fort avec son lecteur auquel il s'adresse tout au long du roman. Je crois bien que je n'avais jamais lu de romans de capes et d'épées ou alors je ne m'en souviens pas (ce qui n'augure rien de bon pour son auteur !) : mais là, quelle rencontre éblouissante !

D'artagnan, jeune gascon de 18 ans qui ne rêve que de devenir mousquetaire, rencontre Porthos, Athos et Aramis, mousquetaires du roi avec lesquels une réelle et forte amitié va le lier. Dès lors, les quatre comparses, pour l'honneur de la reine de France Anne d'Autriche, vont combattre Richelieu et s'opposer à ses manigances luttant par la-même contre l'un des meilleurs agents du Cardinal, Milady de Winter.
Une des forces du roman consiste à mélanger personnages historiques ayant réellement existés et personnages fictifs tout en dépeignant la société du 17e siècle. Ainsi, Alexandre Dumas se sert du roman de cape et d'épée pour écrire un roman historique et je suis ravie de savoir que les aventures des quatre mousquetaires continuent dans Vingt après puis Le vicomte de Bragelonne  !

Bref, si comme moi, vous êtes passés depuis longtemps à côté de cette lecture sans vous y arrêter, je vous invite fortement à vous précipiter dessus !

 

En résumé : une lecture savoureuse pour ce premier opus auquel je donne la note de 18/20.

 

Le petit plus de Véro : c'est ce titre que je choisis pour valider mon passage auprès des auteurs français dans mon tour du monde en lisant. Il ne fallait pas moins qu'Alexandre Dumas pour y faire bonne figure !

 

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 06:55

4e de couverture : Grégoire déteste l'école, si fort qu'en sixième il a 35-kg-d-espor.jpgdéjà redoublé deux fois. Le seul endroit qu'il aime, son refuge, c'est le cabanon de son grand-père Léon, avec qui il passe des heures à bricoler.
Quand Grégoire est renvoyé du collège, pourtant, Léon est furieux. II renonce à consoler son petit-fils et lui refuse sa protection. II est temps, peut-être, que Grégoire accepte de grandir...

 

Mon avis : voilà un petit roman de détente.

Estampillé jeunesse, à sa lecture, j'ai toutefois pensé qu'il présentait les choses de manière un peu trop facile : grosso modo, Grégoire déteste l'école et ne veut plus aller au collège dont il se fait renvoyer...  Aussi facilement que rapidement, il utilise ses talents de bricoleurs auprès de voisins juqu'au moment où il finit par devoir passer des tests pour entrer dans la seule école qui l'attire... Et là, au moment de passer ses épreuves, auxquelles concrètement, il n'a aucune chance de réussir, la voix de son grand-père hospitalisé lui souffle les bons conseils qui lui ouvriront les portes de cet établissement...

 

Ce qui m'a chagriné c'est l'apparente facilité avec laquelle les évènements tournent en faveur de Grégoire même s'il se retrouve confronté à quelques embûches. Et je me suis demandée quel pouvait être l'impact d'un élève décroché en classe face à ce type de lecture : ne croira-t'il pas qu'il est facile de quitter l'école et de trouver d'autres chemins ?

Quant à la fin, je la trouve un peu tirée par les cheveux...

Bref, et contrairement à ce que le thème aurait pu m'inciter à penser au départ, ce n'est pas un livre que je proposerai à mes élèves car pour un Grégoire, combien d'élèves en difficulté restent sur le carreau ? 

 

En résumé : un livre que j'ai lu facilement, qui joue sur les sentiments mais dont le fond ne m'a pas convaincu et auquel je donne la note de 13/20.

 

Merci qui ?
Merci à ma soeur pour ce prêt ! 

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