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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 13:40

4e de couverture : obéissant à l'oracle, Oedipe résout l'énigme du COCTEAU.jpgSphinx, tue son père et épouse sa mère. La peste s'abat sur Thèbes qui a couronné un inceste et un parricide. Quand un berger dévoile la vérité, la machine infernale des dieux explose. Oedipe se crève les yeux et sa mère se pend.

S'inspirant du théâtre de Sophocle, Cocteau redonne vie aux grandes figures grecques : Oedipe, Jocaste, Antigone et Créon. Il philosophe en virtuose. Non, l'homme n'est pas libre. Il naît aveugle et les dieux règlent sa destinée. Même le héros, celui qui sort du rang, doit se soumettre. Ce grand texte dit tout sur l'homme avec infiniment d'humour et de poésie.

 

Mon avis : pas de surprise à la lecture de cette pièce puisque l'histoire est connue, Jean Cocteau s'étant inspiré de la pièce antique de Sophocle  ... toutefois l'auteur réussit malgré tout à donner un aspect novateur à sa version par plusieurs biais me semble-t'il (bien que ma lecture de Sophocle soit ancienne)  : d'une part, par la présence entre chaque acte de la Voix qui narre des épisodes de l'histoire ; d'autre part, par le jeu de séduction entre Jocaste et Oedipe.

Le thème de l'ineluctabilité est au centre de la pièce : les Dieux se jouent des Hommes et quels que soient les moyens mis en oeuvre par ceux-ci, ils ne pourront échapper à leurs destins comme le prouve la triste histoire d'Oedipe. A propos de celui-ci, Cocteau en fait un personnage pas très sympathique selon moi : opinion à confronter avec d'autres lecteurs ! En revanche, la personnalité de Jocaste m'a séduite.

La lecture de la pièce est agréable mais je garde malgré tout un faible pour celle de Sophocle...

 

En résumé : une première rencontre avec Jean Cocteau qui me donne envie d'aller plus en avant dans son oeuvre. Je donne la note de 14/20 à cette pièce.

 

Du côté des challenges ...

 

53918172 p 

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 07:07

4e de couverture : rejoints par de nouveaux alliés dans leur lutte L-epee-de-verite-8.jpgcontre l'Ordre Impérial, Richard, Kahlan et Cara s'éloignent des Piliers de la Création après une dure bataille. Inspiré par la révolution qui a tout changé à Altur'Rang, le Sourcier de Vérité a imaginé un plan pour miner de l'intérieur le pouvoir de Jagang, l'homme qui rêve de conquérir et d'écraser le Nouveau Monde. Sur le front du nord, la catastrophe se précise. Alors qu'Aydindril est tombée depuis longtemps, Zedd et Adie, uniques défenseurs de la Forteresse du Sorcier, sont prisonniers d'une Sœur de l'Obscurité décidée à leur arracher tous leurs secrets. En chemin, Richard et ses compagnons rencontrent Owen, un voyageur solitaire qui cherche le seigneur Rahl pour lui demander d'aider un étrange empire à repousser l'Ordre Impérial. Trop occupé pour faire un détour, Richard refuse net. Mais le destin en décidera autrement.

Mon avis : n'y allons pas par quatre chemins, cet Empire des vaincus m'a déçu ! Tout a commencé par un long moment d'incompréhension où je n'arrivais pas à saisir ce qu'avait bien pu faire Cara ainsi que les conséquences de cet acte inconnu et ce d'autant plus que le tome 7 était encore frais dans ma mémoire. Finalement, les choses se sont éclaircies mais j'ai trouvé que cela traînait en longueur avant de pouvoir comprendre les tenants et les aboutissants de ce tome.
Mais d'autres points encore m'ont gêné : alors qu'il était agréable de retrouver enfin ensemble Kahlan et Richard et non pas de les voir mener chacun la lutte de leurs côtés, il faut bien dire que l'association n'a pas été source  de multiples actions.

La visée politique de Goodkind est intéressante avec l'endoctrinement puis la prise de responsabilité des Bandakars mais pour le coup, j'ai trouvé cela un peu long ... voire même qu'à certains moments, ils m'énervaient franchement !

Je regrette aussi que ces longueurs n'aient pas été compensées par de plus amples retours vers les autres protagonistes de l'Histoire : certes, on retrouve Zed et Adie mais bien peu Nathan et Ann ou Verna alors que j'étais au bord de m'ennuyer avec les considérations politico-philosophiques de Richard ...

Quant à la fin, évidemment Kahlan se fait. .. enlever : à la longue, elle pourrait se méfier non ?

Bref, j'espère un renouveau d'intêret dans le tome 9 !

 

En résumé : moins d'intêret dans ce tome auquel je donne la note de 14/20.

 

Un clic pour les autres billets de L'épée de Vérité ...

Tome 5 : l'âme du feu

Tome 6 : la foi des réprouvés 

Tome 7 : les piliers de la création

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 10:00

couv47854791 4e de couverture : j'ai ainsi vécu seul, sans personne avec qui parler véritablement, jusqu'à une panne dans le désert du Sahara, il y a six ans. Quelque chose s'était cassé dans mon moteur. Et comme je n'avais avec moi ni mécanicien, ni passagers, je me préparai à essayer de réussir, tout seul, une réparation difficile. C'était pour moi une question de vie ou de mort. J'avais à peine de l'eau à boire pour huit jours. Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée. J'étais bien plus isolé qu'un naufragé sur un radeau au milieu de l'océan. Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m'a réveillé. Elle disait : ... " S'il vous plaît... dessine-moi un mouton ! "
- Hein!
- Dessine-moi un mouton...
J'ai sauté sur mes pieds comme si j'avais été frappé par la foudre. J'ai bien frotté mes yeux. J'ai bien regardé. Et j'ai vu un petit bonhomme tout à fait extraordinaire qui me considérait gravement.

 

Mon avis : il est des livres qui bercent notre enfance ... il est des lectures dont on ne se lasse jamais. Le Petit  Prince est LA lecture de mon enfance indissociable du son chaud et envoûtant de la voix de Gérard Philippe et des aquarelles d'Antoine de Saint-Exupéry.

 

Encore une fois et comme à chaque relecture, je suis tombée sous le charme du Petit Prince : sous couvert d'un conte destiné aux enfants, Antoine de Saint-Exupéry dresse un portrait d'une société toujours d'actualité. Il nous parle de l'amour, de la responsabilité, de l'enfance envolée et du sérieux des grandes personnes, de ce qui est important, de ce qui se voit et de ce qui est au fond du coeur, des étoiles qui font rire ...

 

Le Petit Prince qui a quitté sa planète en se rendant compte que l'amour peut faire souffrir, parcourt l'univers à la recherche d'amis : après différentes planètes habitées par des grandes personnes qui ne savent pas voir ce qui est important, Le Petit Prince arrive sur Terre.

Grâce à l'amitié d'un renard qu'il apprivoise, il apprend de celui-ci qu'"On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux" et  que " Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé". Il décide alors de rentrer chez lui pour retrouver la rose dont il est responsable et c'est juste avant son départ, qu'il rencontre le narrateur de l'histoire auquel, en quittant son corps terrestre, il fera cadeau "d'étoiles qui savent rire".

Chacun lira cette histoire à la lumière de son coeur, moi, je la dédie à quelqu'un que j'aime et qui j'espère, rit au milieu des étoiles...

 

En résumé : un coup de coeur depuis des années et jamais démenti ! Je donne la note de 19/20. 

 

L'avis de Maxime (10 ans) : un soir, Maman est venue me voir avec un livre et un CD. J'ai demandé "qu'est-ce que c'est ?". Elle a commencé à me lire le livre : c'était Le Petit Prince...

Le narrateur, très jeune, a voulu être dessinateur. Il voulait dessiner un  cobra constrictor entrain d'avaler un éléphant. les grandes personnes ont cru que c'était un chapeau. Ensuite, longtemps après, son avion s'écrasa dans le désert et c'est là qu'il rencontra Le Petit Prince qui lui demanda de lui dessiner un mouton. Le Petit Prince lui parla aussi de sa fleur, une fleur unique au monde, mais en fait, ce n'était qu'une simple rose comme toutes les autres. Après son arrivée sur Terre, Le Petit Prince alla chercher les Hommes : il rencontra un renard qu'il adopta. Puis Le Petit Prince voulut retourner sur sa planète mais c'était impossible. Le serpent, en voulant lui mentir, le tua.

 

C'est un très beau livre qui, à la fin, rend triste (je précise, c'est le livre préféré de Maman) : parce qu'à la fin, le Petit Prince meurt ou peut-être retourne sur sa planète. Je pense que le serpent, dès le début, savait que c'était impossible : il n'a pas voulu rendre triste le Petit Prince alors, en lui disant qu'en le mordant, il le renverrait sur sa planète, il ment.

Maman avait aussi acheté un CD qui ne raconte pas toute l'histoire : j'ai été déçu parce que je croyais qu'il y aurait tout. Et je remercie Maman de m'avoir lu ce beau livre un peu tous les soirs.
Je mets la note de 18/20 à ce roman.

 

Merci qui ?

Merci à Caro et Christophe de Livraison pour m'avoir donné envie de lancer cette lecture commune sur Livraddict !

Et merci aussi à Mypianocanta qui m'a appris qu'il existait le CD du Petit Prince lu par Gérard Philippe ... quel bonheur de ré-entendre cette version abrégée !

 

Les avis des autres bloggueurs ....

Livraison, SollyneLove-of-bookStellade, LynnaeScor13SunfloLisalorBookineJuNa62Cacahuète et sa puce, SnowIsa1977OlyaSofiaportosLuthien et Pikachu.

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 07:00

4e de couverture : une ombre inquiétante rôde dans les forêts de l'Oregon. C'est d'abord un employé de l'environnement qui est retrouvé mort, le visage horrifié. Aucune trace Chattam-Malefices.jpgdu criminel... Dans le même temps, des femmes disparaissent en pleine nuit, pendant le sommeil de leur époux. Pas de trace d'effraction dans les maisons... Et puis se répand une épidémie singulière : les foyers de Portland sont envahis par des araignées aux piqûres mortelles. Les victimes s'accumulent et la psychose s'intensifie. Et s'il n'y avait qu'une seule personne derrière tout cela ?
Un être pas comme les autres. On commence à murmurer le pire : et s'il n'était pas humain ? Joshua Brolin et Annabel O'Donnel vont mener l'enquête, entrer dans la toile et faire face à l'impensable.
Une nouvelle génération de tueur.

Mon avis : j'en pleurerai presque ... la trilogie de Joshua Brolin est terminée ! C'est que ces quelques semaines passées avec lui m'avaient bien plu : je m'y suis attachée moi à ce profiler torturé ... et son duo de choc avec Annabel, déjà présente dans le 2e tome "In tenebris", fonctionnait bien. D'autant qu'il faut bien reconnaître qu'ils n'étaient trop de deux pour  s'épauler dans cette enquête aux multiples rebondissements ! Evidemment, mieux vaut prévenir les arachnophobes que l'on parle pas mal d'araignées dans ce tome ... je n'aimais déjà pas ces petites bêtes et cela n'a pas arrangé les choses mais qu'est-ce que j'ai pris du plaisir à cette lecture !

 

Une fois de plus l'histoire est habilement menée par Maxime Chattam qui s'appuie sur de solides recherches :  le lecteur retrouve avec plaisir certains des personnages des deux premiers opus, le style est toujours impeccable et le suspens monte lentement mais sûrement ... à son habitude, l'auteur nous perd dans des fausses pistes (et je pense à toute la première partie dans laquelle le lecteur attend une énorme chose dont je ne dirai rien ici pour ne pas dévoiler l'intrigue) et des conjonctures avant de nous offrir un retournement final surprenant...

Bref et comme pour les deux précédents tomes, rien à redire, c'est du tout bon ...

 

En résumé : pour les amateurs de thriller, une trilogie incontournable et un 17,5/20 à ce tome final !

 

Un clic pour les autres titres de la trilogie...

L'âme du mal  

In tenebris

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 11:00

4e de couverture : du haut de ses arbres et de ses cinq ans, un Ungar.jpggarçon farouchement libre, ses chaussettes jaunes bien remontées sur son pantalon rouge, guette les ombres du monde des adultes et le fantôme fou de son père. Bringuebalés dans la tourmente de la séparation de leurs parents, sa petite soeur et lui entament avec leur mère une errance entre la savane et la ville, la jungle et les plateaux de la cordillère des Andes, en quête de survie, d'une éclaircie. Les sensations et images isolées qu'il perçoit avec ses yeux de tigre, la force de la violence et du malheur, mais surtout celle de l'amour et de la beauté, composent le portrait impressionniste d'une Colombie sensuelle et meurtrie.

Mon avis : j'ai choisi ce livre afin de lire un auteur colombien et cette 4e de couverture me paraissait prometteuse pour découvrir ce pays dont je ne sais quasiment rien. Si, en elle-même cette lecture fut plutôt agréable, je suis restée sur ma faim concernant la connaissance de la Colombie. Car, en dépit, de ce qu'annonce le résumé, la description de la région et de ses habitants est assez secondaire et parcellaire.

L'histoire est celle d'un petit garçon de cinq ans et de sa perception de la séparation de ses parents, du manque de son père qui pèse sur lui. Trimballé de droite et de gauche, auprès d'une mère qui, dans un premier temps peine à reprendre le dessus (partie intitulée "les jours sombes") avant de se ressaisir (ce seront "les jours clairs"), nous suivons les tribulations de l'enfant et du regard qu'il pose sur les adultes. Difficile de distinguer clairement ce qui relève de la réalité et ce qui est du ressort de l'imaginaire dans le récit ... l'adulte est à distance, objet d'étude de l'enfant qui raconte, en un long monologue (peu de dialogues dans ce roman) ce qu'il perçoit de la situation et des gens qui l'entourent : Antonio Ungar a su garder ces impressions floues enfantines qui se présente presque, pour chaque chapitre, comme une petite nouvelle.
L'enfant n'a pas de prénom, pas plus que sa soeur ou sa mère... ce qui crée, là encore, une certaine mise à distance. Ecrit à la lumière de sa propre expérience, l'auteur a-t-il voulu par là, montrer que, quel que soit le lieu ou l'enfant, la séparation et la douleur qui en résultent restent les mêmes ?

Bref, un livre à la perspective différente qui, s'il ne m'a pas déplu, ne m'a pas non plus enthousiasmé.

 

En résumé : un livre auquel je donne la note de 14/20.

 

Merci qui ? C'est en suivant Everthkhorus que j'ai embarquée pour cette destination Colombie ! Evert, j'attends avec impatience de savoir où nous entrainera notre prochain voyage !

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Du côté des challenges... un pays de plus dans mon tour du monde en lisant ! Pour savoir où j'en suis, un clic sur le logo !

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 09:53

4e de couverture : " 93 ans.
La fin n'est plus bien loin. Quelle chance de pouvoir en profiter pour rappeler ce qui a servi de socle à mon engagement politique : le programme élaboré il y a soixante-six ans par HESSEL.jpgle Conseil National de la Résistance ! " Quelle chance de pouvoir nous nourrir de l'expérience de ce grand résistant, réchappé des camps de Buchenwald et de Dora, co-rédacteur MO de la Déclaration universelle des Droits de l'homme de 1948, élevé à la dignité d'Ambassadeur de France et de Commandeur de la Légion d'honneur ! Pour Stéphane Hessel, le " motif de base de la Résistance, c'était l'indignation.
" Certes, les raisons de s'indigner dans le monde complexe d'aujourd'hui peuvent paraître moins nettes qu'au temps du nazisme. Mais " cherchez et vous trouverez " : l'écart grandissant entre les très riches et les très pauvres, l'état de la planète, le traitement fait aux sans-papiers, aux immigrés, aux Roms, la course au "toujours plus", à la compétition, la dictature des marchés financiers et jusqu'aux acquis bradés de la Résistance - retraites, Sécurité sociale...
Pour être efficace, il faut, comme hier, agir en réseau : Attac, Amnesty, la Fédération internationale des Droits de l'homme... en sont la démonstration. Alors, on peut croire Stéphane Hessel, et lui emboîter le pas, lorsqu'il appelle à une " insurrection pacifique ".

 

Mon avis : quand un Monsieur qui a pris part activement à la résistance durant la seconde guerre mondiale auprès du Général de gaulle, qui a échappé de peu à la mort entre les mains de la Gestapo puis au camp de Buchenwald, qui en a déduit que "cette vie restituée, il fallait l'engager",  qui a participé à l'élaboration de la déclaration universelle des Droits de l'homme, qui a milité activement en faveur de l'indépendance algérienne, qui témoigne des conditions de vie inacceptables des Gazaouis en Palestine, nous dit Indignez-vous ! , il s'agit de nous arrêter quelques minutes et de prendre le temps de lire la vingtaine de pages dans lesquelles il nous parle.


Dès la première page, Stéphane Hessel rappelle l'essentiel : les valeurs sur lesquelles repose la démocratie moderne de la France n'est pas celle des sans-papiers, des exclus, de la méfiance envers les étrangers mais celle des droits acquis pour tous : Education, Sécurité sociale, Santé etc... Or, selon lui, c'est tout cet héritage de la Résistance qui est aujourd'hui mis en cause lorque l'Etat dit ne plus pouvoir assurer les coûts de ces mesures citoyennes.

L'auteur nous explique que le ressort de base de la résistance était l'indignation, certes, peut-être plus facile à émerger dans la mesure où il s'agissait de s'indigner contre un envahisseur mais il soulève le parallèle avec tout ce qui se passe actuellement dans notre pays et incite tout un chacun à ne pas courber le dos, à ne pas accepter l'inacceptable et stigmatise l'indifférence qui, selon lui, est la pire des attitudes. Et il pointe les deux grands défis du monde actuel qui doivent susciter l'engagement : le premier est l'écart toujours plus grand entre les très pauvres et les très riches ; le second porte sur les droits de l'Homme et l'Etat de la planète. Stéphane Hessel parle aussi de sa "principale indignation" à l'heure actuelle à propos de la Palestine ce qui l'amène a développer sa théorie sur la non-violence et sur la nécessité d'une insurrection pacifique.

 

A la lumière des derniers évènements politiques nationaux et de l'évolution brûlante internationale (Tunisie, Egypte, Lybie), cette lecture se présente comme indispensable pour rappeler qu'il ne faut pas se résigner mais s'indigner et s'engager !

Je laisse à Stéphane Hessel le mot de la fin :

" CREER, C'EST RESISTER.

RESISTER, C'EST CREER".

 

En conclusion :  25 pages - ce n'est pas long -  et 3 € - ce n'est pas cher - pour s'interroger. Aucune excuse ne peut être avancée pour ne pas lire ce texte !

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 08:00

4e de couverture : On est tous l'étranger de quelqu'un. Levy.jpg
Jeannot,
Tu leur diras de raconter notre histoire, dans leur monde libre. Que nous nous sommes battus pour eux. Tu leur apprendras que rien ne compte plus sur cette terre que cette putain de liberté capable de se soumette au plus offrant. Tu leur diras aussi que cette grande salope aime l'amour des hommes, et que toujours elle échappera à ceux qui veulent l'emprisonner, qu'elle ira toujours donner la victoire à celui qui la respecte sans jamais espérer, la garder sans son lit. Dis-leur Jeannot, dis-leu de raconter tout cela de ma part, avec leurs mots à eux, ceux de leur époque. les miens ne son faits que des accents de mon pays, du sang que j'ai dans la bouche et sur les mains.

  

Mon avis : je n'avais encore jamais lu Marc Levy, un à-priori me retenant d'aller vers cet auteur.

Cette lecture achevée, je dois bien dire que je ne suis pas plus disposée à me précipiter sur "Et si c'était vrai... ", prêté depuis déjà fort longtemps par ma soeur et qui dort toujours dans ma PAL !

 

Certes, l'histoire est dramatique d'autant plus qu'elle est celle de son père et de son oncle mais il n'empêche que je n'ai pas aimé la manière dont elle est traitée : j'ai trouvé les personnages plats, au point de finir presque par les confondre, le style a brillé par son absence - trop de simplicité nuit à la recherche de sobriété -, ça dégouline de pathos, c'est à la limite parfois de l'irréel (je ne me remets pas du coup des lunettes dans le train)... le texte oscille entre documentaire, roman et biographie pour, au final, n'être, à mon sens, correctement  aucun des trois et le devoir de mémoire n'exclu pas la critique : ce n'est pas parce que Marc Lévy témoigne des horreurs vécues par sa famille durant la dernière guerre mondiale qu'il faut pour autant basculer dans l'émotionnel et déclarer chef-d'oeuvre ce qui ne l'est pas.


Donc si vous recherchez du bon sentiment fraternel et universel, vous êtes en plein dans la plaque et vous avez là une oeuvre facile et qui ne vous posera pas de difficultés insurmontables... Par contre, et toujours sur le sujet de ceux qui se sont dressés dans la clandestinité contre les oppresseurs allemands durant la deuxième guerre mondiale, si vous voulez de la littérature alors là passez votre chemin ou alors tournez-vous plutôt vers l'excellentissime L'armée des ombres de Joseph Kessel !

Bref, une lecture qui ne m'a pas convaincue !

 

En résumé : une lecture décevante à laquelle je donne la note de 13 /20.  

 

Un clic pour d'autres romans sur la seconde guerre mondiale ...

Si c'est un homme de Primo Levi

L'armée des ombres de Joseph Kessel

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 11:00

4e de couverture : Takeo, héritier du puissant Clan des Otori, s'est engagé à Hearn-2.jpgrejoindre les rangs criminels de la Tribu, reniant ainsi son éducation pacifique, abandonnant ce qui lui revient de droit, territoire, fortune et pouvoir, renonçant aussi à son amour pour Kaede. Mais la Tribu peut-elle éloigner Takeo de son destin ? Alors que tombent les premières neiges, Takeo et Kaede poursuivent leur quête au cœur d'un Japon féodal cruel et magnifique. Leur amour survivra-t-il à la guerre et la haine, aux alliances promises ou rompues ?

 

Mon avis : vous avez déjà que j'ai été conquise par le premier tome de cette saga. Le deuxième tome m'a également séduit !

Nous retrouvons le Japon féodal imaginé par Lian Hearn et, même s'il s'agit d'une oeuvre de fiction, il n'en reste pas moins que l'on retrouve en partie le souffle du Japon médiéval et de ses guerres quasi permanentes qui donneront naissance aux samouraïs. Ainsi sous couvert de création littéraire, l'auteure nous instruit sur l'histoire et la culture de cette époque, dépeignant l'organisation sociale qui sépare les différentes classes sociales entre nobles, guerriers, travailleurs manuels, paysans, religieux et parias.

Dans ce second tome, nous retrouvons Takeo et Kaede mais ils sont séparés et c'est donc leurs deux histoires qui sont retracées. Au travers de ce récit, se dévoilent les stratégies des trois clans pour dominer les contrées des Trois Pays. Nous en apprenons également plus sur les Invisibles qui sont persécutés car ils vénérent un Dieu secret ; l'histoire de la Tribu s'éclaire également : celle-ci est l'héritière de dons spéciaux magiques qu'ils mettent aux services des clans les plus offrant pour espionner ou assassiner.

Takeo suit désormais les enseignements de la Tribu à laquelle il a du faire allégeance contre son grè alors même qu'il n'aspire qu'à être l'héritier de Sire Shigeru. De son côté, Kaede rentre chez elle pour y retrouver son père qui peine à se remettre de sa défaite militaire : elle décide alors de revendiquer ses héritages et de lever une armée...

Bref, la magie de la plume de Lian Hearn fonctionne encore et ce roman se lit - ou s'écoute pour ma part - avec délectation tout en attendant impatiemment la suite de la saga !

 

En résumé : vous hésitez encore à vous lancer dans cette lecture ? C'est une erreur car vous manqueriez un très bon roman auquel je donne la note de 16,5/20 !

 

Un clic pour le premier tome...

Le Silence du Rossignol

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 17:30

Mon avis : voilà une lecture curieuse dans la mesure où celles-ci s'est faite grâce à la plume de Thomas Harris mais également aux images de Jonathan Demme. harris.jpg
Tous les personnages avaient les traits des acteurs, il n'y avait bien sûr aucun suspens dans la mesure où je connaissais parfaitement le déroulé de l'histoire et la fin de celle-ci ... et pourtant, j'ai quand même été agréablement surprise par cette lecture.

En effet, et bien que cela ne remette en rien en cause la qualité de l'adaptation par J. Demme, certains aspects présents dans le livre n'apparaissent pas dans le film.

Dans le livre, le lecteur perçoit mieux la personnalité de Crawford, le supérieur de Clarice : les rapports entre eux sont plus humains - même  s'ils restent très guindés et pudiques - alors que dans le film, Crawford apparaît rès froid...

D'autre part, l'explication sur le titre diffère entre celle du livre et celle du film : personnellement c'est cette dernière que j'ai trouvé la plus poétique...

 

Evidemment le coup de maître de Thomas Harris réside dans son personnage du Docteur Lecter - admirablement servi par l'excellent Sir Anthony Hopkins -qui ne peut laisser personne indifférent ... mélange d'attraction et de répulsion, d'intêret et de dégoût, de curiosité et de peur, toute la palette des sentiments traverse le lecteur au fur et à mesure qu'il découvre ce personnage hors du commun.

Clarice aurait-elle le même charme sans les traits de Jodie Foster ? Je n'en sais rien : il serait intéressant d'avoir l'opinion de lecteurs qui auraient lu ce roman avant son adpatation... 

 

En bref, une lecture commencée dans le désordre puisque "Dragon rouge" est dans ma PAL et qu'il s'agit du premier de la saga Hannibal Lecter  ... mais ce n'est pas grave !

 

En résumé : un bon thriller auquel je donne la note de 15/20  mais j'ai hâte de lire cet auteur en me détachant de l'aspect cinématographique !

 

4e de couverture : le FBI est mis en échec par un psychopathe qui accumule les meurtres dans le seul but de récupérer leur peau. Lorsqu'il enlève la fille d'un sénateur, les fédéraux confient à la jeune Clarice Starling, encore élève stagiaire, l'inquiétante mission d'interroger le Dr Hannibal Lecter, emprisonné à vie pour meurtres et cannibalisme. L'ancien psychiatre, grâce à ses connaissances sur la psychologie des déviants criminels, reste la seule personne à pouvoir mettre le FBI sur la piste du tueur. Lecter accepte de communiquer avec Clarice mais à la condition qu'elle dévoile ses peurs, ses souvenirs d'enfance. En échange, il va peut-être l'aider à retrouver le tueur...

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 10:30

4e de couverture : au temps où les dragons du mal rôdent encore dans les cieux de Faerûn, un petit berger rêve d'aventure : son nom est Elminster. Favori de Mystra, la déesse de la Greenwood 1magie, il ne manque ni de courage ni d'imagination. Un jour, il deviendra le sage parmi les sages. Mais la voie de la sagesse est semée d'embûches, car le monde est désormais aux mains des barbares et des sorciers : les parents du garçon sont assassinés et son village rasé. Pour l'heure, Elminster n'a que sa jeunesse pour lui. Mais la jeunesse n'est-elle pas destinée à changer le monde ?

Mon avis : voilà une lecture qui me laisse avec une étrange sensation, celle d'avoir été "en-dehors" de mon sujet. Non pas que l'histoire soit inintéressante (même si elle ne bouleversera pas le genre), non pas que le héros n'ait pas de personnalité ou de charisme mais concrètement j'ai eu le sentiment d'un univers dans lequel je n'avais pas tous les tenants et les aboutissants et dans une histoire dans laquelle trop d'éléments fondateurs m'échappaient.

 

A l'issue de ma lecture, j'ai cherché à me renseigner et ai alors appris que cet univers était le monde imaginaire personnel crée par Ed Geenwood pour Donjons & dragons, monde qui, dans les années 90, devint, par la suite, un de ceux préférés des joueurs de ce jeu de rôle. Elminster est l'un des plus grands héros de cet univers crée par l'auteur : simple paysan, il découvre après l'assassinat de ses parents qu'il est en réalité fils de prince et décide de venger la mort de ses parents et de débarrasser Athalantar des mages qui tuent et terrorisent la population.

Il part dès lors pour accomplir sa vengeance et devient tour à tour guerrier, voleur, prêtre puis mage, le tout en 282 pages format poche : autant vous dire que les ellipses narratives sont foisons, que les les personnages ne sont pas toujours très fouillés, que les liens entre eux sont parfois nébuleux, que les difficultés se résolvent par des de retournement de situation expéditifs ...

 

Sans doute mon plus gros problème dans cette lecture vient-il du fait que je ne connais pas Dragons & donjons et par conséquent, ses règles et son univers et que, de fait, je me suis sentie à l'extérieur, comme spectatrice d'un jeu dont les éléments principaux étaient en place mais dont les subtilités m'échappaient.
Bref, une lecture rapide et facile car le style de l'auteur ne pose aucune difficulté mais qui ne m'incitera pas à poursuivre cette saga.

 

En résumé : un petit 13/20 pour ce roman dont je ne suis pas la cible privilégiée.

 

Merci qui ? Merci à Milady pour ce partenariat organisé avec Livraddict.

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D'une berge à l'autre avec Jérôme.
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Le capharnaüm éclairé de Nelfe et Monsieur K.