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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 13:00

4e de couverture : un écrivain évoque son enfance et c'est un monde Larizza.jpgenglouti qu'il ressuscite : celui des années 80, de la génération Casimir ou Goldorak. Ici la nostalgie a un goût de barbe à papa. Et les ciels de Lorraine, la couleur cuivrée des mirabelles...

 

Mon avis : l'année dernière, j'ai eu le plaisir de découvrir La Cathédrale et je vous parlais de l'écriture tout en douceur et poésie d'Olivier Larizza. Aussi, en découvrant ce roman dans ma boîte aux lettres, j'ai été ravie !

Dans Couleur mirabelle l'auteur parle de son enfance à Thionville : le roman se présente sous la forme de textes courts écrits pour la plupart entre 2001 et 2003, non pas des nouvelles puisque aucun chapitre n'excède 4 pages mais comme des flashs et sensations, des réminiscences sur des sujets, des moments ou des personnes qui ont marqué son enfance, nous invitant par là-même dans sa famille où nous rencontrons parents et grands-parents mais aussi ses copains d'école...

 

Les trentenaires et les quarantenaires se reconnaîtront sans peine dans cette France des années 80 où se croisent Goldorak et Casimir, Albator et San Ku Kaï et où Olivier Larizza sait nous rappeller pourquoi nous aimions tant les carambars !

 

Mais surtout, l'auteur réveille les couleurs, les souvenirs, les sensations partagés par toute une génération avec des mots qui, pourtant, parlent au vécu et à l'intime de chaque lecteur et le renvoie, délicatement, sur les traces de sa propre enfance.

Bref, et comme pour La cathédrale, j'ai aimé ce titre que je vous recommande tout aussi chaleureusement que le précédent.

 

En résumé : aussi bien que ma première rencontre avec cet auteur ! 16/20.

 

Merci qui ?

Merci à Daniel Cohen éditeur d'Orizons pour avoir eu l'amabilité de m'envoyer ce titre d'Olivier Larizza en service presse. Une mention spéciale aux couvertures de ces deux ouvrages, douces et apaisantes et qui donne encore plus envie de se lancer dans la lecture des romans.

 

Un clic pour un autre titre d'Olivier Larizza...

La Cathédrale

 

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 14:00

4e de couverture : 2013 à Londres, où il ne fait plus bon vivre du tout.
Un meurtrier sadique s’attaque à des femmes et leur fait des choses tout à fait affreuses avant de badigeonner leur corps de graffitis obscènes. ParallèlementKerr.jpg, on assassine l’un après l’autre les membres d’une liste ultra secrète figurant dans l’ordinateur du ministère de l’Intérieur : il s’agit de criminels sexuels potentiels, affublés de surnoms de philosophes. L’inspecteur « Jake » Jacowicz, une dure à cuire dont la particularité est de détester les hommes, s’engage dans un duel (d’une intelligence rarement vue dans un polar) avec le serial killer, surnommé Wittgenstein, qui proclame : " Je tue, donc je suis ", et figure lui aussi sur la liste.

Mon avis : ayant beaucoup entendu parler de La trilogie berlinoise ces derniers mois, lorsque Livraddict et Les éditions du masque ont proposé un partenariat pour Une enquête philosophique, je me suis dit que c'était l'occasion de découvrir cet auteur.


Inutile de tourner autour du pot, je n'ai pas accroché à cette lecture. Tout d'abord, l'univers censé être semi-futuriste, est resté un peu nébuleux à mes yeux : j'ai eu du mal à y pénétrer et à m'y repérer car tout au long de la lecture, les informations sont distillées au compte goutte ce qui ne permet pas de se donner une idée d'ensemble alors même que cet univers joue un rôle à part entière dans l'histoire.

 

D'autre part, les personnages ne m'ont pas réellement interpellée : l'enquêtrice Jake n'a pas réveillé la moindre empathie chez moi peut-être à cause d'un manque de renseignements à son sujet… là encore, les informations parsemées tout au long de la lecture retardent la compréhension de sa personnalité et de son comportement. Quant au tueur en série qui décide d'éliminer tous les hommes potentiellement atteint de syndrome pouvant les amener à devenir des meurtriers, je dois avouer qu'il m'a rapidement "fatigué" et que les chapitres consacrés à ses méditations m'ont laissé indifférente…

 

Pourtant le principe de base avait de quoi m'attirer : une enquête alternant point de vue de la police et point de vue du meurtrier. Le style de Philip Kerr est agréable, le rythme est bon tout du moins sur la partie concernant Jake, mais, voilà, l'histoire et les personnages ne m'ont pas convaincue …


Bref, une déception pour une lecture qui s'est avérée au final fastidieuse.

En résumé : un 13/20 car j'avais hâte de me "débarrasser" de cette lecture.

 

Merci qui ?

Merci à Livraddict et auxEditions du Masque pour ce partenariat.

 

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 10:36

4e de couverture : la séduction : un art subtil, un rite mis à l'honneur ovide.jpgpendant la Renaissance avec les cours d'amour, mais déjà chanté par Ovide. La femme étant libre de ses sens et de ses sentiments, comment la conquérir ? Où tendre ses filets ? Compliments, promesses, larmes, baisers, hardiesse... Toutes les armes sont bonnes. Celle que l'on aime une fois séduite, comment la retenir ? Au terme d'un jeu dont le prix est le plaisir, l'amant raffiné a plus d'une corde à son arc... Quant à la femme, il lui appartient de garder son éternel féminin, ce qui n'est pas le plus facile... Au-delà de l'artifice, l'art doit gouverner l'amour. Un art dans lequel Ovide est passé maître.

Mon avis : voilà un court essai qui, au fil des siècles, a su garder tout son intérêt et toute son actualité.

Dans une première partie, Ovide explique au hommes comment faire pour séduire les femmes : les conseils sont savouereux même si certains peuvent faire grincer des dents " Promets, promets ; cela ne coûte rien ; en promesses tout le monde peut être riche. L'espérance, du moment qu'on  y ajoute foi, dure longtemps : c'est une déesse trompeuse mais bien utile."

Dans la seconde partie de son ouvrage, le poète leur donne ensuite des clés afin de faire en sorte que l'amour conquis se transforme en amour durable avec quelques conseils frappés au coin du bon sens, il suffit pour cela de simplement en énumérer les titres : "Etre aimable ; Avoir un caractère agréable ; La persérance est nécessaire etc... ". Mais Ovide, en homme d'expérience, n'oublie pas non plus de traiter de sujets plus "sensibles" tels que "S'arranger pour que les infidélités demeurent ignorées ; Quand nos infidélités sont connues, comment se défendre ? Etc...".

La dernière partie s'adresse plus particulièrement aux femmes en traitant les même sujets que les deux précédentes : l'art de la séduction et la manière de grader son amant mais cette fois-ci à l'adresse de ces dames.

Mettant en avant l'art de la satire et l'ironie, l'auteur, sous un couvert didactique, a écrit un manuel bourré d'humour qui m'a franchement amusé à maintes reprises.

Bref, une belle découverte avec une lecture pleine de fraîcheur sur une sujet qui n'en finira jamais de faire couler  de l'encre...

 

En résumé : un bon moment de détente d'où ma note de 15/20.

 

 

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 09:17

4e de couverture : " Je suis seul à pouvoir sauver le monde... Si je veux."Drimm1

Un fatal accident de cerf-volant a fait de Thomas Drimm, 13 ans moins le quart, le détenteur involontaire d'un secret terrifiant.

Tiraillé entre la femme de ses rêves et un vieux savant parano réincarné dans un ours en peluche, Thomas va découvrir l'exaltant et préilleux destin d'un super-héros malgré lui.

 

L'avis de Maxime, 10 ans et demi (ses autres billets sont ici ) : c'est l'histoire d'un enfant qui s'appelle Thomas Drimm qui va sans le faire exprès tuer un vieux. Thomas va dissmuler le corps dans l'océan. Le soir même, pendant qu'il regarde les informations télévisées, il découvre qu'il a tué un grand savant, Léo Pictone.

Léo Pictone va se réincarner dans l'ours en peluche de Thomas. Avec son amoureuse secrète, Brenda Logan, Thomas va écouter ce que lui dit Pictone. Au début, personne ne croit l'ours mais en fait, il a raison quand il dit qu'il faut détruire le bouclier d'anti-matières pour libérer les âmes.
Ce livre audio est génial : il m'a beaucoup plu. Il y a du suspens, il y a des moments où c'est un peu triste mais c'est aussi extrêmement drôle. Seul défaut pour moi : il y a trop de personnages. C'est pour cela que je mets la note de 19/20 à ce premier tome. J'ai très envie de lire la suite.

 

Mon avis : c'est Mélo qui, la première m'a donné envie de lire ce livre dans ce billet. Aussi, quand Les agents littéraires ont proposé des partenariats pour l'été, en voyant ce titre, qui plus est en livre audio, j'ai sauté sur l'occasion. Bien m'en a pris car le roman est lu par Didier Van Cauwelaert et qui mieux que l'auteur lui-même pouvait donner tout son relief à ce roman ? 

 

N'y allons pas par quatre chemins, j'ai adoré ! Que ce soit l'histoire ou les personnages, la plume ou l'intrigue, rien ne m'a déplu et si j'ai passé un excellent moment, je ne suis pas la seule car, Maxime s'est régalé, lui aussi, comme vous avez pu  le constater au début de ce billet.

 

L'histoire se déroule dans un monde semi-futuriste : eh oui, parce que, quand même, sur un certain nombre de points, on se dit que nous ne sommes pas très loin de ce futur monde aseptisé, hyper-surveillé où chaque individu a une puce dans le crâne qui permet son contrôle par l'Etat... Par la plus grande des malchances, Thomas tue Léo Pictone, le savant qui, quelques décennies plus tôt, avait crée le bouclier qui protège Les Etats-Uniques du monde extérieur hostile... Or, voilà que le vieux savant grincheux ne trouve rien de mieux que de se réincarner dans le vieil ours en peluche de Thomas qui doit, ni plus, ni moins, que sauver le monde dans les trois jours qui suivent...

 

Las, Thomas n'a rien d'un héros ... adolescent pré-obèse martyrisé par sa mère et nourri des "légendes anciennes" par son père (comme la religion, l'histoire, etc...) , il va néanmoins, tout au long de ce roman, mettre toute son énergie à se sortir de cette affaire. Accompagné dans cette aventure par l'ours grincheux et sa voisine, Brenda, dont il est amoureux en secret, Thomas va trouver au fond de lui des ressources inconnues et inespérées qui le feront définitvement passer de l'enfance à l'adolescence.

 

L'intrigue développé par Didier Van Cauwelaert est excellente : dans un rythme soutenu, il mène son lecteur par le bout du nez, tout en le tenant en haleine quant à la suite des aventures des uns et des autres  ... Et cerise sur le gâteau, le tout est parsemé d'un humour qui a fait notre plus grande joie !

 

Bref, si vous n'avez pas compris qu'il faut absolument lire ce roman, je ne sais plus quoi vous dire : et ne vous arrêtez pas en chemin au pretexte que ce serait un livre de littérature de jeunesse car si ce roman s'adresse aux jeunes lecteurs âgés d'une bonne dizaine d'années (dès 13 ans d'après l'éditeur), je vous certifie que tous les adultes y trouveront largement leur compte !

 

En résumé : un coup de coeur pour ce roman dont j'attends de lire avec impatience le second tome et auquel je donne la note de 17,5/20 !

 

Merci qui ?

Les agents littéraires et les Editions Thélème grâce à leur partenariat m'ont permis de découvrir cette pépite : qu'ils en soient chaleureusement remerciés ici !

 

Les premières lignes du roman...

J'ai treize ans moins le quart, je n'ai l'air de rien, mais je suis entrain de sauver la Terre et pas seulement en triant mes déchets. Officiellement, je vais au collège come un ado normal, j'ai des parents à problèmes, des kilos en trop et je suis nul en tout. Au moins, on ne se méfie pas de moi et ça tombe bien, parce que j'ai une double vie secrète : je suis super-héros à mi-temps avec des pouvoirs incroyables et une assistante de 28 ans. Vous pensez que je délire ? Moi aussi, c'est ce que je me suis dit au début pour essayer de me rassurer, genre "tout ça n'est qu'un rêve". Le problème, c'est que le vrai cauchemard, c'est la réalité. Ce qu'on croit être la réalité. Et je suis le seul à pouvoir arrêter ce cauchemard.

Tout a commencé un dimanche, à cause de XR9, c'est mon seul copain, et c'est un cerf-volant...

 

 

 

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 09:19

4e de couverture : Si tu n’es pas sage, dit Dame Berthe à son fils Aubin, desplechin.jpgles fées viendront te chercher.

Si tu n’obéis pas, dit Mère Jeanne à sa fille Nicolette, les elfes t’attraperont.

Que les fées viennent donc, que les elfes m’emmènent, espèrent Aubin et Nicolette chacun de leur côté !

Et puis, un jour, au bord de la rivière, Aubin voit une fée qui l’attend et Nicolette un elfe.

Et, "au même instant, un sentiment délicieux de plaisir et de peur envahit leurs deux coeurs".

 

Mon avis : voilà bien longtemps que j'avais envie de lire un roman de Marie Desplechin aussi, quand mon fils m'a demandé de lui acheter Entre l'elfe et la fée parce qu'il allait le lire avec sa maîtresse, j'étais plutôt contente.

Au bout de quelques jours, quand je lui ai demandé son avis, la réponse fut nette et claire "J'aime pas ! C'est nul !" ... j'avoue avoir été surprise de cette réponse alors qu'habituellement ses avis sont beaucoup plus argumentés et que, dans le fond, il est quand même ce que l'on appelle "bon public".

Ayant enfin réussi à récupérer le-dit livre, je me suis donc lançé dans sa lecture.

Hélas, sans aller à cautionner les propos de Maxime, force est de reconnaître que ce court roman ne m'a pas convaincu. Si l'idée de base était plutôt sympathique, au bout du compte, l'opposition entre elfe et fée tourne vite court. La trame de l'histoire est largement prévisible. Quant au dénouement, je l'ai trouvé trop "téléphoné" sans parler des deux derniers paragraphes qui clôturent le roman par une fin pour le moins tirée par les cheveux.

Bref, une déception pour moi aussi mais qui n'entache pas mon envie de lire "Verte" du même auteure.

 

En résumé : une première rencontre décevante et un roman auquel je donne la note de 12/20.

 

Le petit plus de Véro...

Pour d'autres romans de LDJ, venez faire un tour ici : vous y trouverez forcément votre bonheur parmi les 40 titres chroniqués ...

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 09:12

4e de couverture : injustement chassée de la tribu qui l'avait recueillie,Auel 2 Ayla erre à travers les steppes désolées du nord de l'actuelle mer Noire, dans l'espoir de retrouver son peuple d'origine.
Elle finit par se réfugier dans une vallée où vit une troupe de chevaux sauvages. Là, elle fait d'extraordinaires découvertes et parvient à percer le secret du feu. Elle adopte aussi une pouliche et un lionceau, et parcourt le vaste monde, chassant en compagnie du plus puissant des prédateurs. Pour être pleinement heureuse, il ne lui manque qu'un compagnon. Mais le destin veille... Le jeune et blond Jondalar, après un long voyage riche en péripéties, la rejoindra et partagera sa vie dans la vallée.
Grâce à lui, Ayla va faire une découverte aussi importante que celle du feu : l'amour.

 

Mon avis : voici donc la suite des aventures d'Ayla que nous suivons alors qu'elle a été bannie du Clan. Parallèlement à son périple puis son installation dans la Vallée des cheveaux où elle va apprivoiser tout d'abord un cheval puis un lion, nous suivons le Voyage de deux frères, Thonolan et Jondalar, prétexte à de nombreuses rencontres avec d'autres tribus que la leur.

L'écriture est toujours aussi fluide et ce 2e tome se lit avec facilité et plaisir. L'alternance des deux récits est bien équilibrée et donne du rythme au récit.

Le point d'orgue de ce tome se situe dans la rencontre entre Ayla et Jondalar et l'apprentissage mutuel qu'ils font de leurs cultures. Un petit bémol toutefois sur la révélation d'Ayla et sa subite maitrîse du langage mais sans doute fallait-il cette pirouette de l'auteure pour ne pas s'enliser dans un apprentissage trop long.
Bref encore un bon moment passé avec cette lecture.

 

En résumé : je reste sur ma note du 1er tome et donne un 15/20 à ce second opus.

 

Merci qui ?

Merci à Comicboy d'avoir organisé cette lecture commune sur Livraddict : vous trouverez les billets des autres participants en cliquant ici.

 

Le premier tome de la saga Les enfants de la terre...

T1 : Le clan de l'ours des cavernes

 

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 07:00

4e de couverture : Avril 1975 : L'évacuation de Phnom Pehn, tombéeyathay.jpg au main des troupes de Pol Pot, aura été pour Pin Yathay, un ingénieur promis à une brillante carrière, le point de départ d'un voyage aux confins de la folie.
Avec sa femme, ses enfants et les membres de sa famille, Pin Yathay connaît la déportation, les travaux forcés, la faim, la peur, les séances de "rééducation" où le moindre prétexte peut entrainer une mort immédiate.
Pendant plus de 2 ans, il lutte pour ne pas sombrer tandis qu'autour de lui ses proches disparaissent un à un. "Tu vivras, mon fils" : sans ses ultimes paroles prononcées par son père, peut-être Pin Yathay n'aurait-il pas trouvé la force de fuir l'enfer khmer rouge...
A l'heure où s'achève le procès des principaux responsables du génocide - en 4 ans près de 2 millions de Cambodgiens ont péri - ce livre publié dans 11 pays, offre un témoignage irremplaçable.

 

Mon avis : je fais partie de cette génération, qui, il y a 35 ans, a vu arriver dans les écoles, des enfants asiatiques, des réfugiés ... à l'époque, j'aurai été bien en peine de dire d'où ils venaient exactement. C'est un peu plus tard, au collège, que les discussions se sont engagées, le temps de mieux se connaître entre nous et pour eux, d'apprivoiser notre langue.

Je me souviens de certaines choses racontées en particulier par l'une d'elles qui s'était retrouvée dans la même classe que moi en 6e. Et bizarrement, au-delà des quelques faits qui sont restés dans ma mémoire, c'est surtout de ses silences dont je me souviens, de ces moments où elle se taisait brusquement et ce silence parlait plus que les mots ...

Ce livre aborde le génocide cambodgien mené par les Khmers rouges et la dictature au jour au jour dans les camps mis en place pour "éduquer" les populations. Pour ceux qui sont un peu plus jeunes et peut-être peu au fait de cette période de l'histoire contemporaine, un petit rappel rapide : dirigé pendant 35 ans par Pol Pot, Khmer rouge est le surnom d'un mouvement politique et militaire cambodgien d'obédience communiste inspirée du maoïsme et qui a dirigé le Cambodge de 1975 à 1979, période pendant laquelle ce régime a causé la mort de plus de 20% de sa population.

La lecture du témoignage de Pin Yathay a été difficile puisqu'elle démarre précisement à la prise du pouvoir par les Khmers rouges : l'histoire qu'il y raconte est tout simplement atroce et les épreuves qu'il a surmonté inimaginables pour tous ceux qui, comme nous, vivent en démocratie. Cette lecture m'a également renvoyé par moment à deux autres oeuvres : Au nom de tous les miens de Martin Gray  mais aussi Au choix de Sophie de Pakula. Ceux qui ont lu ce livre comprendront sans doute pourquoi...

Bref, un témoignage effrayant sur la vie d'une famille à partir de la prise de la capitale Phnom Penh jusqu'à l'exode imposée par les Khmers rouges, de l'Angkhar (nom de l’organisation des Khmers rouges) aux travaux de force aussi stupides qu'inutiles, du recul de la part de l'humanité qui est en chacun à l'injustice de l'immunité des dirigeants Khmers rouges... ce témoignage bouscule et questionne.

 

En résumé : à lire bien sûr, ne serait-ce que pour ne pas oublier ce qu'on vécu des milllions de cambodgiens. Pas de note attribuée pour ce livre : on ne note pas la souffrance d'autrui.

 

Merci qui ?

C'est grâce à Evertkhorus que nous sillonnons le monde depuis un peu plus d'un an, partant de l'Australie vers l'Afrique du Sud puis en passant en Islande avant de rejoindre la Colombie puis de nous arrêter au Cambodge.
Vous trouverez les billets des autres participants en cliquant sur le blog d'Evertkhorus dont j'attends avec impatience la nouvelle destination.

 Cambodge.jpg

 

Du côté des challenges...

Et pour ceux qui ont envie de voyager autour du monde, en cliquant sur le logo ci-dessous, vous trouverez plus d'une vingtaine de destinations qui vous attendent !

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 07:00

4e de couverture : 1123 après le Pacte. Peru.gif
Au nord vivent les hommes du froid et de l'acier, au sud errent les tribus nomades et au centre du monde règnent les druides. Leur immense forêt millénaire est un royaume d'ombres, d'arbres et de mystères. Nul ne le pénètre et tous le respectent au nom du Pacte Ancien. Les druides, seigneurs de la forêt, aident et conseillent les hommes avec sagesse mais un crime impensable bouleverse la loi de toutes les couronnes : dans la plus imprenable citadelle du Nord, quarante-neuf soldats ont été sauvagement assassinés sans que personne ne les entende seulement crier.
Certains voient là l'oeuvre monstrueuse d'un mal ancien, d'autres usent du drame comme d'un prétexte pour relancer le conflit qui oppose les deux principales familles régnantes. Un druide, Obrigan, et ses deux apprentis ont pour mission de retrouver les assassins avant qu'une nouvelle guerre n'éclate. Mais pour la première fois, Obrigan, l'un des plus réputés maître loup de la forêt, se sent impuissant face à l'énigme sanglante qu'il doit élucider… Chaque nouvel indice soulève des questions auxquelles même les druides n'ont pas de réponses.
Une seule chose lui apparaît certaine : la mort de ces quarante-neuf innocents est liée aux secrets les plus noirs de la forêt.

 

Mon avis : il fallait être aveugle pour ne pas lire de bons billets sur Druide ces derniers mois... tant et si bien que j'attendais cette lecture avec la plus grande impatience et je dois bien dire que quelques points m'on déçu.

D'une part, j'ai trouvé que l'histoire était lente à démarrer, d'autre part, il m'a manqué un certain rythme, sans doute à cause du peu de dialogues, enfin, j'ai fini par être un peu lassée de tous ces combats répétitifs.

Pour autant, j'ai aimé l'histoire proposée par Olivier Péru ainsi que ces personnages atypiques mais il faut bien dire, que parfois, il m'a perdu en chemin...

C'est toujours un peu le danger avec les livres encensés par la blogosphère : trop de bons billets ont sans doute mis la barre très haute par rapport à ce roman, au point sans doute d'être trop exigeante dans ma lecture... sans compter que je l'ai lu à un moment où j'értais particulièrement fatiguée. Bref, tout cela n'a sans doute pas joué en sa faveur car je reste consciente que les amateurs de fantasy se régaleront certainement à cette lecture.

 

En résumé : je suis un peu passée à coté et c'est dommage... d'où mon 15/20 à ce titre.

 

Merci qui ?

C'est à Dup de Bookenstock que je dois d'avoir pu lire ce livre qu'elle m'a gentiment prêté ... Promis Dup, je vais essayer de lire les autres plus vite !

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 07:09

4e de couverture : un ami en danger. coben-1.jpg
Une bagarre qui dégénère.
Un accident.
À vingt ans, Matt Hunter est devenu un assassin.
Treize ans plus tard, il mène enfin une vie paisible avec la femme qu’il aime, Olivia, enceinte de leur premier enfant.
Et puis, un jour, sur son portable, une vidéo d’Olivia dans une chambre d’hôtel en compagnie d’un inconnu.
Le cauchemar recommence.
Meurtres, disparitions, faux-semblants… un suspense explosif par le maître de nos nuits blanches.

 

Mon avis : encore un livre écouté en audio-livre et je dois dire que cette fois-ci, le choix de la voix masculine m'a un peu refroidie. Je l'ai trouvé assez peu adapté au livre et en particulier au personnage principal.

Ceci expliquant peut-être cela, j'ai trouvé que le démarrage était plutôt lent à mon goût et j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire.
Il faut dire que le personnage de Matt n'est pas très sympathique - même s'il n'est pas non plus désagréable - et qu'au bout du compte, le fait que sa femme le trompe m'a plutôt laissé de marbre ...

Quant à l'enquête parallèle menée par Loren Muse à propos de l'assassinat d'une bonne soeur qui, à la surprise générale, possède des implants mammaires, son histoire, a, là aussi, tardé à démarrer...

Et pourtant, à un moment, que je ne saurai définir, la sauce soudain a pris et j'ai commencé à m'intéresser vivement aux aventures de Matt et même à ressentir de la sympathie pour lui ... un total retournement de situation au regard de mes sentiments du début de lecture...

Je reste quand même sur un petit bémol concernant la fin qui est un peu trop "happy end" à mon goût mais dans l'ensemble, c'est un bon polar que nous offre là Harlan Coben.

 

En résumé : un démarrage un tantinet longuet mais la suite vaut le coup d'être lue. Je donne la note de 14.5/20 à ce roman.

 

Un clic pour un autre titre d'Harlan Coben...
Ne le dis à personne

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 07:00

4e de couverture : dans le vol qui l'emmène à l'enterrement de Gaiman-American-gods.jpgsa femme tant aimée, Ombre rencontre Voyageur, un intrigant personnage. Dieu antique, comme le suggèrent ses énigmes, fou, ou bien simple arnaqueur ? Et en quoi consiste réellement le travail qu'il lui propose ? En acceptant finalement d'entrer à son service, Ombre va se retrouver plongé au sein d'un conflit qui le dépasse : celui qui oppose héros mythologiques de l'ancien monde et nouvelles idoles profanes de l'Amérique. Mais comment savoir qui tire réellement les ficelles : ces entités légendaires saxonnes issues de l'aube des temps, ou les puissances du consumérisme et de la technologie ? A moins que ce ne soit ce mystérieux M. Monde...

Mon avis : je ne suis pas coutumière d'abandonner une lecture et pourtant,c'est bien ce qui est arrivé avec ce roman.

Les habitués se souviendront sans doute que j'avais déjà eu beaucoup de mal avec De bons présages ... Là, carrément, j'ai craqué passée la 100e page et grosso modo pour les mêmes raisons qui m'avaient déjà dérangées dans ma précédente lecture : un univers dans lequel je ne me retrouve pas, une histoire qui piétine et qui s'enlise et surtout, qui ne réussit pas à m'accrocher ... sans compter que je ne suis pas une grande fan non plus des road-movies. Bref, et j'en suis désolée par avance pour ceux qui ont adoré ce roman, il m'est tombé des mains...

 

En résumé : deux titres de suite qui me déçoivent et une conclusion qui s'impose... Plus envie de lire du Neil Gaiman.

 

 

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