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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 15:40

4e de couverture : c’était au temps où l’on appelait les druides « rêveurs », où les dieux luttaient avec les hommes contre les peines du monde, où les femmes exerçaient le pouvoir dans les tribus, Couverture 14où les guerriers brandissaient leur glaive contre Rome et ses légions. Ban et Breaca sont frère et sœur, enfants de la reine des Icènes. Breaca venge sa mère et fait un songe : des aigles vont s’abattre sur son peuple… Ban est enlevé, puis vendu comme esclave aux Romains. Sans le savoir, il affrontera sa propre sœur dans de sanglantes batailles. Un grand destin attend celle-ci : elle sera Boudicca, la reine qui apportera la victoire à son peuple. Récit au souffle épique, Le Rêve de l’aigle décrit les origines du conflit légendaire de la Bretagne tribale contre l’envahisseur romain : un monde empreint de magie, où les animaux, les paysages deviennent des personnages à part entière, un monde héroïque où les guerriers se battent pour l’honneur autant que pour la victoire.


Mon avis : que pourrais-je bien vous dire concernant la Reine celte que vos n'ayez lu ces derniers temps chez nos amis bloggueurs de Livraddict ?
Bien sûr, j'ai été accrochée par l'histoire : pleine de fougue, de rebondissements, de descriptions de cette période où l'auteur a imaginé quels pouvaient être les rôles et fonctions des différents membres des clans celtes.
J'ai apprécié les personnages et en particulier celui de Breaca et celui de Caradoc. En revanche, j'avoue avoir été moins attirée par Ban : c'est le seul dont le comportement et les réactions sont prévisibles tandis que les autres personnages m'ont surpris par leurs choix à certains moments.
En vrac, j'ai aimé : le lien des celtes avec la nature tel que le dépeint l'auteur, les apports historiques même si l'auteur s'en défend et qui permettent de mieux comprendre les causes de la rivalité entre Celtes et Romains, le dynamisme de l'écriture qui fait que l'on ne s'ennuie jamais dans la lecture, les personnages qui sont développés en terme de caractères et de personnalité, la magie et la place des rêveurs dans le monde celte, être transportée dans un autre monde à une autre époque...

En conclusion : bien évidemment, je vous recommande vivement la lecture de ce roman historique auquel j'attribue la note de 17/20.

Merci qui ?

Je vais citer les deux premières qui m'ont fait rajouter ce livre à ma liste à lire : merci à Eméralda, cliquez ici et Aily, cliquez  pour lire leurs critiques. Et puis, je ne peux oublier tous les autres dont les billets ont achevé de me convaincre : Jess, El Jc, Pikachu etc ... vous trouverez les liens ici.

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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 18:04

4e de couverture : 1939 EN ALLEMAGNE NAZIE.
LE PAYS RETIENT SON SOUFFLE.Couverture-12-copie-1.png
LA MORT N'A JAMAIS ETE AUSSI OCCUPEE ET JAMAIS NE LE SERA AUTANT.

Un roman où il est question :
d'une fillette
de mots
d'un accordéoniste
de fanatiques
d'un boxeur juif
d'un certain nombres de vols...

C'est la Mort elle-même qui raconte cette histoire. Dotée d'un humour noir, sarcastique, mais compatissant, elle est témoin de la folie des hommes. Tout semble perdu d'avance, sauf quand se distinguent des enfants rebelles et des allemands qui n'obéissent pas aux règles...

QUAND LA MORT VOUS RACONTE UNE HISTOIRE, VOUS AVEZ TOUT INTERET A L'ECOUTER !

Mon avis : n'imaginez pas que j'ai soudain des envies de polices "fantaisies" pour écrire la 4e de couverture mais il s'avère que la typographie et le graphisme ont une  part importante dans ce livre. Le roman est découpé en dix parties précédées d'un prologue et suivies d'un épilogue. Chaque partie porte un titre suivi de "avec" : apparaissent alors, comme s'ils étaient des personnages dans un film, une liste de mots ou d'expressions qui seront plus ou moins repris pour constituer les titres des chapitres.  De même, à l'intérieur des chapitres, des espèces d'encarts permettent à la Mort, de faire des apartés, toutes titrées et qui sont toutes écrites en gras. Enfin, côté graphisme, plusieurs fois dans le roman apparaissent au sein de celui-ci d'autres mini-écrits, des illustrations qui participent à l'action du roman. Bref, il me semble évident que l'agencement même du livre, la mise en forme ont été réfléchi par l'auteur et concourrent au sens du livre.
Parlons donc maintenant du sujet de ce roman : il s'agit de l'histoire de Liesel. Son le père communiste a été arrêté, sa mère a décidé de la confier à une famille nourricière et son petit frère est mort durant le trajet qui la menait jusqu'à celle-ci. Liesel a presque dix ans et il ne lui reste plus que ses souvenirs et le manuel du fossoyeur dérobé lors de l'enterrement de son frère. Mais Liesel ne sait pas lire et c'est Hans Huberman, son père nourricier, qui va, lentement, doucement, l'apprivoiser. Il y a aussi Rudy, qui va devenir son ami et lui quémander sans cesse un baiser. Et puis un jour, c'est Max qui arrive, un juif qui va être caché par la famille Huberman.
Voici donc cités brievement, quelqu'uns des principaux personnages mais il ne faut surtout pas oublier la narratrice du roman : la Mort. Ici, pas de grand spectre noir avec une faux mais une Mort qui aime les couleurs et qui compatit aux souffrances des humains. A noter aussi que cette Mort ne manque parfois pas d'humour. C'est en tout cas elle qui nous raconte l'histoire de Liesel : trois fois elles se croiseront et trois fois la Mort s'arrêtera.
J'ai particulièrement aimé le point de vue de l'auteur. En effet, cette période de l'histoire a été maintes fois traitées mais pas si souvent en se plaçant du point de vue de la vie quotidienne d'allemands ni juifs, ni militaires. Le style est simple, agréable à lire. Toutefois, je suis assez étonnée de lire que ce roman est destiné à la jeunesse : il me semble dur d'approche pour des adolescents.
Alors oui, j'ai aimé ce livre même si au départ, il m'a fallu un peu de temps pour m'habituer à la narratrice, à la mise en page, par la suite, j'ai vraiment été happée par ce roman.


En conclusion : je vous recommande de lire La voleuse de livres et puisque désormais je noterai mes lectures, je mets un 16/20 à ce roman.


Merci qui ?
Merci à Brynette qui a partagé son coup de coeur pour ce livre et m'a donné envie de le lire. Vous trouverez des avis éclairés sur Bibliomania en cliquant ici.
 

Des extraits qui m'ont plu :
Page 474 :  parfois, ça me tue, la façon dont les gens meurent.
Page 539 : Son âme m'attendait. Elle m'a accueillie.  C'est toujours ainsi que font ces âmes-là, les meilleures. Elles se lèvent et disent : "Je sais qui tu es et je suis prête. Ce n'est pas que j'en ai envie, bien sûr, mais je viens." Elles sont toujours légères parce qu'une part d'elles-mêmes est déjà partie ailleurs.


Le petit plus de Véro : il s'agissait de mon premier livre lu dans le cadre du challenge Livraddict. Le reste de la liste est .

                                                          Challenge livraddict 2010-copie-1

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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 09:00

4e de couverture : récit dans sa version intégrale, de la douloureuse expérience Couverture-3.pngdu maçon Denissovitch dans le camp Solovetski. Cette description crue du goulag a fait sensation dès sa parution. " La manière avec laquelle l'auteur use des moyens les plus sobres pour atteindre l'effet qu'il recherche suscite l'admiration. Il n'y a ici ni réquisitoire, ni pamphlet. L'auteur fait un récit extrêmement minutieux des gestes qui seuls ont de l'importance dans un monde où il faut renoncer à l'espérance. Bernard Féro, Le Monde".

Mon avis : Alexandre Soljenitsyne raconte une journée de Choukov, simple paysan russe que le régime soviétique a envoyé, huit ans plus tôt, dans un goulag sibérien. Et si à lire cela, on peut penser qu'un roman qui ne parle que d'une journée doit être tout en longueur et lenteur, il n'en est rien.
Ce roman permet d'appréhender l'importance du temps dans la vie d'un prisonnier, ce qui fait son quotidien, ce qui lui permet de vivre ou de survivre dans des conditions où la majorité des hommes cesseraient de lutter et se laisseraient mourir.
L'auteur, sans une seule scène de violence physique ou de tortures mais par la seule description d'une "simple" journée passée au goulag - une parmi des milliers d'autres, nous montre toute la violence du milieu carcéral.
Dans un style épuré, sobre, Soljenitsyne nous parle aussi de la déshumanisation, des humiliations subies, de la corruption, de la débroouillardise quotidienne, du travail obligatoire : bref, il nous fait vivre une journée de goulag en nous montrant à quel point chaque minute, chaque détail sont cruciaux pour Choukov qui n'a finalement qu'un seul objectif, passer une journée de plus en se contentant du strict minimum.
Le lecteur passe 17 heures avec Choukov mais ne l'oublie jamais.

En conclusion : c'est un excellent livre que je vous recommande vivement.

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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 12:58

4e de couverture : Kessel a situé en Afghanistan une des aventures les plus belles et les plus féroces qu'il nous ait contées.
Les personnages atteignent une dimension épique : Ouroz et sa longue 9782070373734marche au bout de l'enfer... Le grand Toursène fidèle à sa légende de tchopendoz toujours victorieux... Mokkhi, le bon sais, au destin inversé par la haine et la découverte de la femme... Zéré qui dans l'humiliation efface les souillures d'une misère qui date de l'origine des temps... Et puis l'inoubliable Guardi Guedj, le conteur centenaire à qui son peuple a donné le plus beau des noms : "Aïeul de tout le monde"... Enfin, Jehol "le Cheval Fou", dont la présence tutélaire et "humaine" plane sur cette chanson de geste...
Ils sont de chair les héros des Cavaliers, avec leurs sentiments abrupts et primitifs. Et pourtant le souffle de la fable et du mythe les anime et nourrit le roman.

Mon avis : voici la courte préface de Joseph Kessel à ce qui est considéré comme son chef-d'œuvre : "Lorsque j’ai commencé à écrire "Les Cavaliers", je voulais faire un roman d’aventures […] pour plaire aux jeunes lecteurs qui ont le goût de l’aventure, de la poésie et de la grandeur". Mais, ajoute-t-il : "le deuxième chapitre a commencé par le réveil de Toursène : à la lenteur de ce réveil, j’ai senti que ce livre ne serait pas comme les autres…".

 
Et, en effet, ce livre n'est pas comme les autres : tout y est ! Un souffle épique, des paysages magnifiques, la violence des hommes et de la nature, des peuples durs mais raffinés, des sentiments élevés ou vils !

"Les cavaliers" est un carnet de route enivrant et multicolore dans les steppes d'Asie centrale avec des paysages à couper le souffle grâce aux descriptions de Kessel : c'est aussi une fresque sublime de l'Afghanistan dans laquelle le lecteur découvre des peuples et de coutumes différents. Ici, vous pouvez retrouver les merveilleux paysages évoqués dans le roman.

Mais "Les cavaliers" est aussi une histoire d'hommes, un roman sur le surpassement de soi avec pour toile de fond, le combat de chacun des héros avec son propre orgueil : le père, Toursène qui refuse de vieillir ; son fils Ouroz qui ne peut supporter ni la défaite, ni d'être diminué dans ses capacités de cavalier.

 
J'ai été aussi sensible à l'histoire qu'au style envoûtant de Kessel : pour tout dire, à la lecture de ce roman, c'est comme si j'étais en Afghanistan chevauchant cheveux au vent dans les steppes et confrontée à l'orgueil, la fierté des hommes et à la dureté de leur terre.


Conclusion : alors là, je suis catégorique, il faut absolument lire ce roman magnifique auquel je donne la note de 19/20.

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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 11:55

4e de couverture : en l'an 2130 ... un " objet " pénètre dans le système solaire et aussitôt les ordinateurs répondent : un cylindre, longueur: 30 km, vitesse: 100 000 km/h ... Il sera baptisé Rama.
Le vaisseau spatial Endeavour part à sa rencontre, réussit à se poser dessus et pour le commandant Norton et ses hommes l'accès de Rama se révèle étonnamment facile.RV-Rama
Un étonnement qui se change en stupeur, en effroi, quand ils pénètrent dans ses flancs : il y a là quatre mille km' à explorer, un monde de structures, d'escaliers vertigineux, de routes. Un monde de silence et de non-vie ... Où tout semble d'une haute technologie, intact, et pourtant vieux de millions d'années !
Rama continue de fendre l'espace ... Qui est aux commandes : un robot ? un esprit ?

L'auteur : en réalité, son nom m'était inconnu mais j'ai été surprise en voyant  la liste impressionnante de ses oeuvres dont  le fameux "2001, l'odyssée de l'espace". 

Mon avis :
n'ayant pas une grande culture littéraire en science-fiction, lorsque que j'ai lu un billet Ryuuchan qui parlait de ce classique de la SF, je l'ai aussitôt rajouté sur ma LAL (liste de livres à lire) et coup de chance, il était disponible à la bibliothèque !
J'ai tout de suite été happée par l'histoire et intriguée par ce cylindre venu de l'espace à une vitesse folle : la description de l'objet m'a fait pensé (non pas pour la forme) mais pour l'apparence et la matière au bloc de "2001, l'odyssée de l'espace" : noir, lisse, pas  de bruit etc ...
J'ai été parfois un peu perdue et il faut bien avouer que le chapitre "aube" m'a, de fait, mis la tête à l'envers : si le Commandant Norton ne savait plus s'il montait ou descendait une échelle en fonction de sa manière d'envisager Rama (comme un tunnel ou comme un puits), là j'avoue que  tout comme lui, je ne savais plus trop où était le haut et le bas ! Toutefois, cela ne m'a pas empêché ni de comprendre, ni de poursuivre le reste de la lecture et de partager les découvertes faîtes par l'équipage de l'Endeavour.
Les personnages sont décrits assez succintement car le personnage central du livre est Rama : cet objet qui est là pour nous questionner : existe-t'il une autre forme de vie, quelle serait la teneur de la rencontre avec celles-ci, etc. ? L'auteur n'apporte pas de réponses toutes faites, à chacun de s'interroger et de réfléchir aux pistes qu'il propose, le tout dans un style fluide et très agréable à lire.

En conclusion : j'ai aimé cet excellent livre et je le recommande pour passer un bon moment dans une autre dimension ! Je vais rajouter dans ma liste  "2001, l'odyssée de l'espace", histoire de poursuivre avec cet auteur.

Merci qui ? 
Merci à Ryuuchan, sa critique est 
ici, de m'avoir donné envie de lire ce classique de la SF. Vous pouvez aussi lire celle d'El Jc .

Le petit plus : en cherchant des dessins représentant l'intérieur de Rama, je suis tombée sur cette vidéo de trois minutes qui résume vraiment bien le début du livre !

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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 11:20



4e de couverture : Jojo est un solo boy urbain. Dans une rue déserte, il traîne avec un ballon de foot crevé pendant que ses parents sont partis au soleil. Surgissent deux fées un peu Couverture 11-copie-1
déglinguées, Anita et sa vieille mère Jilette. Des fées comme dans les contes, mais désoeuvrées, au RMI (Revenu Magique d'Insertion). Anita confie au garçon la mémé qui perd la boule, mais cette dernière disparaît. Commence alors pour Jojo, parti à sa recherche, un parcours initiatique qui l'emmène de la grande forêt aux séances de désintoxication d'une clinique pour superhéros paumés (Batman, Billy Juan Poucet dit le P'tit...).
Ces rencontres étonnantes le conduiront à la recherche de son identité. Avec une langue vive, un style d'aujourd'hui détournant le langage des jeunes, Stéphane Jaubertie aborde le thème de la connaissance de soi, du rapport aux autres et à la réalité. C'est touchant, drôle : un bonheur à lire et à jouer.

Mon avis :
une fois n'est pas coutume, je vais zoomer sur une maison d'édition dont j'ignorais l'existence jusqu'il y a peu. Créées dans les années 80, les éditions Théâtrales sont aujourd’hui l’une des plus importantes maisons d’édition spécialisées dans le théâtre contemporain. Leur démarche est de faire découvrir des auteurs et des textes contemporains qui n’ont pas encore été publiés ou montés. Leur catalogue comporte une collection jeunesse, au format de poche : « Théâtrales Jeunesse ».
Or, c'est justement un des livres de cette collection qui a attiré mon attention à la bibliothèque : Jojo au bord du monde. Ce titre m'a interpellé car je me souvenais l'avoir vu dans la programmation du TNG (Théâtre Nouvelle Génération) auquel mon fils et moi avons un abonnement pour la deuxième année consécutive.
Vous l'avez compris, il s'agit donc de théâtre : cette pièce peut être abordée par des enfants à partir de 9 ans mais il faut noter que la pièce est aussi pour les adultes. Stéphane Jaubertie écrit un théâtre qui s'adresse à tous : enfants et adultes.
Cette pièce est uen pièce initiatique dans laquelle Jojo est à a recherche de lui-même et de son identité et c'est au sein de son propre coeur, aidé par la vieille fée Jiliette qu'il trouvera le chemin pour grandir. Six personnages, dont certains détournés des contes traditionnels, se rencontrent dans huit scènes différentes. J'ai bien sûr été séduite par Jojo mais également touchée par Jiliette, la vieille fée un peu déjantée.
La langue est vive, enjouée, le vocabulaire parfois emprunté aux jeunes sert un humour incisif et le tout donne un rythme certain à la pièce.
Bref, vous l'aurez deviné sans mal, j'ai été conquise et bien qu'en vacances, j'avoue que mon oeil de professeur des écoles s'est aussi allumé à la lecture de cette courte pièce en pensant à de futures exploitations avec des élèves de Cycle 3.

En conclusion : en doutiez-vous, il faut absolument lire cette pièce et j'ai hâte de lire les deux autres empruntées en même temps ! Nul doute aussi que j'irai rechercher d'autres oeuvres de Stéphane Jaubertie.

Merci qui ?
Merci aux bibliothécaires d'avoir mis ce livre sur présentoir !

 

 

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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 10:45
4e de couverture : 22 juillet 1209, sac de Béziers. Pour lutter contre l'hérésie cathare, les croisés, avec à leur tête Arnaud Amalric, légat du pape, prennent la ville et massacrent vingt milleCouverture 13 habitants.
Hiver 1308. Dans l'abbaye des Clairets coupée du monde extérieur par une terrible tempête de neige, les meurtres de moniales se succèdent, tous commis selon une mise en scène macabre... La sorcellerie ou quelque chose d'encore plus ténébreux ? Que vient faire Arnoldus de Villanova, médecin et espion du pape Clément V, en l'abbaye, au prétexte de cueillir des simples en plein hiver ? Qui est au juste cette nouvelle apothicaire, Mary de Baskerville, qui semble prendre ces meurtres avec une certaine désinvolture ? Qui est donc cette jeune Claire qui ne supporte pas la lumière du jour, et que protègent quatre " monstres " de foire, maltraités et bienveillants ? Quel lien entre ces personnages et les assassinats cruels des religieuses ?
En suivant les combats de la jeune mère abbesse Plaisance de Champlois pour faire triompher les forces du bien, le lecteur est emporté dans un thriller médiéval haletant, tissé avec son habituelle virtuosité par Andrea H. Japp.

Mon avis :  si le nom de cet auteur ne m'était pas inconnu, en revanche, je n'avais lu aucun de ses livres. Et, là, à la bibliothèque, cet ouvrage m'a attiré par son titre, sa couverture et  son résumé.
Plusieurs histoires se croisent et se rejoignent dans ce thriller moyen-âgeux  : celles des exclus de la sociétés car affligés de difformités ou de maladies génétiques qui les exposent à devenir des phénomènes de foires, celle du maléfique abbé de Citeaux responsable du massacre de Béziers, celle du meutrier des bernadines qui sont assassinées pour d'obscures raisons.
J'ai été happé par ce livre dévoré en deux soirées même si j'ai trouvé la mise en place des personnages et de l'intrigue un tout petit peu longue à mon goût. Pourtant, au bout du compte, j'ai été emportée dans l'univers clos de l'abbaye des Clairets et appris des choses sur le fonctionnement et l'organisation de ces instituts religieux. Je ne m'attendais pas du tout au dénouement et j'adore quand un auteur sait me "balader" sans que je vois arriver les retournements de situation.
Je me suis attachée à certains personnages comme Mary de Baskerville dont j'ai aimé la manière de mener une des enquêtes ou Plaisance de Champlois que sa jeunesse (16 ans) n'empêche pas d'être mère Abbesse.
Le style de l'auteur est très agréable à lire, alternant avec efficacité dialogue et descriptions ce qui donne de la vivacité au récit tout en y mêlant sur l'organisation des abbayes. J'ai apprécié l'utilisation du vocabulaire d'époque et les glossaires en fin d'ouvrages.

Conclusion : j'ai passé un bon moment avec ce thriller dont l'ambiance rappelle un peu Le nom de la Rose.

L'auteur :
née en 1957, toxicologue de formation, Andrea H. Japp se lance dans l'écriture de romans policiers en 1990 avec La Bostonienne, qui remporte le prix du festival de Cognac en 1991. Aujourd'hui auteur d'une vingtaine de romans, elle est considérée comme l'une des " reines du crime " françaises.
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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 16:10
Mon avis : Thomas Sheppard n'a jamais quitté Falmouth avant que des hommes ne viennent le chercher pour l'emmener en prison où il passera cinq ans. Et c'est à Falmouth qu'il revient donc cinq a-copie-5.jpgans plus tard car il n'a nul autre endroit où aller. Mais si tout est identique, lui est devenu un étranger et n'est plus le bienvenu.
Le roman se décline en quatre livres. Le livre un " Thomas ou le pécheur ", nous apprend que Tom était marié à Marianne, qu'il avait un fils et une maison : il s'agit donc du retour de Tom dans une ville hostile, dans une maison vide avec le cadavre qu'il porte en lui, celui de son fils de huit ans. Et le lecteur s'interroge au fil des confidences et des réflexions menées par Tom : que s'est-il passé sur le bateau ce jour de tempête ? Seul Tom le sait.
Le deuxième livre " Rajiv ou la faute "  se déroule essentiellement dans l'arrière-boutique d'un épicier pakistanais qui devient le confident de Tom et permet ainsi d'éclairer les circonstances qui entourent la mort de l'enfant.
Dans le troisième livre " Betty ou le châtiment ", Tom raconte à Betty les années passées en prison, l'enfermement, la folie, l'ennui et la rencontre avec Luke qui est expliquée dans le dernier livre " Luke ou le salut ".

J'ai aimé les chapitres brefs et les paragraphes courts qui donnent envie de poursuivre la lecture afin de comprendre ce qui s'est passé. J'ai également été sensible à l'atmosphère lourde, étouffante et accentué par ce récit à la première personne qui dévoile le parcours intérieur d'un homme en proie à un passé sombre et un avenir qui ne l'est pas moins.

Conclusion : j'ai passé un bon moment avec ce court roman de 181 pages et je lirai d'autres livres de cet auteur qui m'était inconnu jusqu'alors.

Merci qui ?
Merci à ma soeur : la pile de livre qu'elle m'a prêtée baisse enfin !

Extraits qui m'ont plu.
Page 30 : " Ils ne verront pas le père orphelin. Seulement le père infanticide."
Page 131 : " L'idée de la prison et la prison, c'est deux choses radicalement différentes."

4e de couverture :
l'histoire commence là, dans une ville de bord de mer, en automne. Un homme revient et, avec lui, c'est le passé qui resurgit. Des années plus tôt, il a été condamné pour un crime, le plus impardonnable qui soit. Les gens n'ont pas oublié.
Il ne revient pas demander pardon. Il veut retrouver au plus âpre de lui-même cet état d'innocence dont on l'a si violemment privé. Mais, en finit-on jamais avec ses disparus et le temps d'avant ?

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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 12:53

Mon avis : j'ai enchaîné L'enfant de Noé juste après L'évangile selon Pilate et autant, j'ai tout de suite été accroché par ce dernier, autant là, j'ai eu du mal. J'ai trouvé qu'il s'agissait d'un mélange entre UnB.jpg sac de billes de Joffo et La liste de Schindler mais en moins bien.
Il m'a semblé que l'auteur jouait sur l'affectif à savoir l'histoire un enfant juif séparé de ses parents, caché par un prêtre avec lequel il noue une relation forte. Seulement, je suis restée sur ma faim : j'ai trouvé les personnages caricaturaux et en refermant le livre, je n'ai pas eu l'impression que celui-ci m'ait apporté quelque chose de neuf sur un sujet, certes douloureux mais maintes fois traité.
D'autre part, les considérations théologiques entre religion juive et religion catholique m'ont vaguement ennuyé. Quand à la fin, je ne l'ai pas trouvé très crédible.
Bref, je n'arrive pas à me défaire d'un sentiment de va-vite, de pas assez "creusé".

Conclusion : je classe ce livre dans la catégorie des passables sachant que j'en ai lu de meilleur de cet auteur.

Merci qui ?
Toujours à ma soeur qui m'a aussi prêté ce livre-là !

4e de couverture : " - Nous allons conclure un marché, veux-tu ? Toi, Joseph, tu feras semblant d'être chrétien, et moi je ferai semblant d'être juif. Ce sera notre secret, le plus grand des secrets. Toi et moi pourrions mourir de trahir ce secret. Juré ?
- Juré. "
1942. Joseph a sept ans. Séparé de sa famille, il est recueilli par le père Pons, un homme simple et juste, qui ne se contente pas de sauver des vies. Mais que tente-t-il de préserver, tel Noé, dans ce monde menacé par un déluge de violence ?
Un court et bouleversant roman dans la lignée de Monsieur Ibrahim... et d'Oscar et la dame rose qui ont fait d'Eric-Emmanuel Schmitt l'un des romanciers français les plus lus dans le monde.

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 17:49

Présentation de l'éditeur :
Première partie : dans le jardin des oliviers, un homme attend que les soldats viennent l'arrêter pour le conduire au supplice. Quelle puissance surnaturelle a fait de lui, fils de menuisier, una-copie-9.jpg agitateur, un faiseur de miracles prêchant l'amour et le pardon ?
Deuxième partie : trois jours plus tard, au matin de la Pâque, Pilate dirige la plus extravagante des enquêtes policières. Un cadavre a disparu et est réapparu vivant ! Y a-t-il un mystère Jésus ou simplement une affaire Jésus ? A mesure que Sherlock Pilate avance dans son enquête, le doute s'insinue dans son esprit. Et avec le doute, l'idée de foi.


4e de couverture : " Dans quelques heures, ils viendront me chercher. Ils croiront me surprendre ... Je les attends. Ils cherchent un accusé, ils trouveront un complice. Mon Dieu, faites qu'ils ne soient pas modérés ! Rendez-les sots, violents, expéditifs. Epargnez-moi la fatigue de les exciter contre moi ! Qu'ils me tuent ! Vite ! Et proprement ! " 

 

Mon avis : au départ, il s'agissait plus d'une lecture par curiosité que par conviction, si j'ose dire. Mais très vite j'ai été "happée" par ce livre étonnant qui se présente sous la forme de deux parties.
La première intitulée "Confession d'un condamné à mort le soir de son arrestation" raconte de manière autobiographique la vie de Yéchoua (Jésus) jusqu'au moment où Yehoûdâh (Judas) le désigne aux Romains sur le Mont Olivier.
La deuxième partie se présente sous forme de lettres envoyés par Pilate à son
frère Titus et par lesquelles le lecteur suit l'enquête de Pilate sur les conditions de la disparition du corps de Yechoua  après sa crucifixion.
J'ai aimé le style fluide (même si parfois, j'ai trouvé le vocabulaire un peu trop contemporain et de fait, en décalage) et les réflexions intérieures des deux personnages principaux.   
Un livre qui a le mérite de poser des questions intelligentes sur le sujet délicat de la religion, de la foi.                                                                       

Conclusion : lecture plaisante et intéressante que l'on soit croyant, athé ou agnostique.

 

Merci qui ?
Merci à ma soeur qui m'a prêté ce livre.

Des extraits que j'aime .
Page 27 : " J'entretenais une méfiance tenace envers les gens qui savent et les lois qui évitent de penser."
Page 28 : " Les femmes parlent plus vrai, plus juste : elles ont la bouche plus près du coeur."
Page 129 : "J'ai beau aimer Claudia, j'étais au bout de la patience qu'une
intelligence mâle peut avoir en face d'une intelligence femelle. " 

 

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Lire et délires de Flof13. 
Le blog de Deliregirl1.
La ronde des post-it de Lasardine, Ln et Fabi.
Méli-Mélo de bouts de vie.
Les mots de Nanet.
Aperto libro de Calypso.
Entre les pages de Pauline.
Le blog de MyaRosa.
D'une berge à l'autre avec Jérôme.
Bienvenue à Bouquinbourg de Soukee.
Les carnets de lectures de Pimprenelle.
Book en stock, le co-blog de Dup et Phooka.
Les escapades culturelles de Frankie.
Le capharnaüm éclairé de Nelfe et Monsieur K.