4e de couverture : quand Mathieu Durey, flic à la brigade criminelle de Paris apprend que Luc, son meilleur ami, flic lui aussi, a tenté de se
suicider, il n’a de cesse de comprendre ce geste. Il découvre

que Luc travaillait en secret sur une série de meurtres aux quatre coins de l’Europe dont les auteurs orchestrent la décomposition des corps des victimes et s’appuient sur la
symbolique satanique. Les meurtriers ont un point en commun : ils ont tous, des années plus tôt, frôlé la mort et vécu une « Near Death Experience ». Peu à peu, une vérité stupéfiante se
révèle : ces tueurs sont des « miraculés du Diable » et agissent pour lui. Mathieu saura-t-il préserver sa vie, ses choix, dans cette enquête qui le confronte à la réalité du Diable ?
Mon avis : après le suicide raté de Luc Soubeyras, son meilleur ami, Mathieu Durey décide de mener son enquête car, non seulement ces
deux-là sont policiers mais ce sont également des catholiques pratiquants convaincus : en se suicidant Luc aurait commis un pêché mortel et Mathieu ne peut croire à cette version des faits et
entame alors sa propre enquête. Or, Luc, depuis de nombreuses années et à sa manière, combat le Diable : le lecteur, tout en suivant Mathieu entre de plein pied dans le combat mené par son
ami.
J'ai particulièrement aimé le personnage de Mathieu, ses interrogations, ses doutes, ses hésitations, son auto-analyse, sa force mais aussi sa lâcheté et j'ai pris du plaisir à le suivre dans ses
investigations pleindes de péripéties.
En effet, l'action est présente dès la première page : par son écriture rythmée et nerveuse, Jean-Christophe Gangé nous entraîne de rebondissements en retournements de situation avec une intrigue
bien ficelée. Les 761 pages défilent sans aucun ennui, ni lenteur ou longueur mais au contraire en permettant la mise en place des pièces du puzzle. Bref, c'est du bon Grangé dans lequel se
rencontrent des mondes qui habituellement ne se croisent pas : les religieux côtoient les mères maquerelles, les indics émergent de l'Afrique parisienne, des flics sont ripoux, des
miracles semblent diaboliques, des dossiers secrets appartiennent au Vatican, des sectes secrètes défendant le Bien ou le Mal s'affrontent, le tout dans des mares parfois sanglantes comme dans un
Grangé digne de ce nom.
En résumé : si vous aimez les thrillers, aucune hésitation à avoir, vous passerez un très bon moment avec Le serment des Limbes auquel je
donne la note de 17/20.
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Une phrase que j'ai aimé :
Page 318 - Ma conception de l'amitié : aucun devoir sinon celui de répondre présent au bon moment.
Le petit plus de Véro : il s'agit de ma lecture concernant la lettre G dans le cadre du challenge ABC.