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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 09:00

4e de couverture : un avion en provenance de Dubaï, dans les Emirats 99.pngarabes unis, s'approche de l'aéroport de Heathrow.

A son bord se trouvent Lamis, une jeune et belle Irakienne qui vient de divorcer, Amira, une prostituée marocaine qui se fait passer pour une princesse du Golfe, Samir, un travesti libanais qui cache un petit singe dans son bagage à main, et Nicholas, un expert en antiquités orientales qui travaille pour Sotheby's.

Dans un roman à la fois drôle, tendre et sensuel, Hanan El-Cheikh nous conte les aventures parallèles ou croisées de ces quatre personnages, avec pour toile de fond le paysage cosmopolite de Londres où se côtoient réfugiés politiques et hommes d'affaires, intellectuels désabusés et travailleurs mal intégrés, idéalistes et imposteurs.

Qu'arrive-t-il lorsqu'une fausse princesse rencontre un vrai prince ? Lorsqu'un homosexuel qui rêve de beaux garçons blonds se voit harcelé par sa femme et ses enfants ? Qu'arrive-t-il, surtout, lorsqu'une Orientale obnubilée par l'Occident tombe amoureuse d'un Occidental que fascine l'Orient ?

 

Mon avis : Hanan El-Cheikh fait partie de mes auteurs arabes contemporains préférés. J'ai particulièrement aimé son Femmes de sables et de myrrhe qui est un témoignage sur ces femmes arabes enfermées, qui ne peuvent ni se déplacer seules, ni travailler et qui sombrent parfois dans un ennui et une décadence mortels. Ce roman est le reflet sociologique d'une société arabe qui s'est tellement bien reconnue dans ce récit, que celui-ci a été interdit dans les pays du Golfe !

Et que dire du Cimetière des rêves dont les différentes héroïnes cherchent avec avidité la liberté dont elles sont privées : dans ces nouvelles, l'oeil perçant de l'auteur dévoile les félures des couples tout en en mêlant sensualité et érotisme.

 

Mais, pourquoi parler de ces titres et non pas de Londres mon amour ? Tout simplement parce que si j'ai été si souvent séduite par le passé par la plume d'Hanan El-Cheikh, cette fois-ci la magie n'a pas opéré et je n'ai pas vraiment aimé ce roman dans lequel orient et occident tente de s'apprivoiser l'un l'autre sous les traits de Lamis et de Nicholas.

Et je m'en voudrais, dans ce billet, de ne pas insister sur la valeur de cette auteure libanaise qui est aujourd'hui, après Naguib Mahfouz, l'auteur arabe le plus lu en France et l'une des auteures arabes les plus populaires à Londres où elle vit depuis dix-huit ans.

Alors même si cette lecture fut en demi-teinte pour moi, j'aimerai vous donner l'envie de rencontrer cette plume, soit au travers de ces romans dont je viens de vous parler, soit  avec son tout dernier ouvrage sorti en septembre dernier, "Toute une histoire" , qui raconte l'histoire de la propre mère d'Hanan El-Cheikh, fiancée à 11 ans, mariée à 14 et mère à 15 ans !

 

En résumé : une lecture que je ne garderai pas en mémoire et à laquelle je donne 13,5/20.

   

Le petit plus de Véro : je valide la lettre E de mon challenge ABC !

 

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 15:30

4e de couverture : les pirates rouges sèment la mort et la désolation dans les Six-Duchés. Le royaume est affaibli et ne dispose que de peu de ressources pour les combattre. Le roi 51B41KYS0ZL__SL500_AA300_.jpgest seul, entouré d'une cour qui intrigue, d'une armée qui doute et... d'un assassin royal. Fitz, le bâtard princier, est devenu une arme redoutable et redoutée. Il maîtrise le Vif - la faculté de communiquer avec les animaux - et devient expert dans l'Art. Guerrier accompli, rompu à toutes les façons de tuer, il personnifie autant la justice du roi qu'il est le chevalier servant du prince Vérité.Mais il est aussi un obstacle pour le prince Royal qui veut accéder au trône, et nombreux sont ceux qui souhaitent sa mort... 

 

Mon avis : nous retrouvons Fitz alors qu'il a péniblement survécu à la première mission que lui avait confié son roi. De retour à Castelcerf, il retrouve Molly qui est rentrée au service de dame Patience. Ah Dame Patience : quand on me connaît, on comprendra aisément que rien que son nom m'amuse et ne parlons pas de son côté un peu chien fou qui n'en finit pas de me séduire.

Bref, toujours est-il qu'encore une fois, aucun tourment ne sera épargné à Fitz qui ne peut déclarer ouvertement son amour à Molly de peur d'en faire la victime de son oncle Royal ! De rage et de dépit, et grâce au Vif, il se lie alors avec un Loup, Oeil-de-Nuit. il peut toutefois toujours compter sur le soutien de son oncle Vérité... tout en restant dans l'expectative concernant le Fou qui devient un personnage de plus en plus énigmatique ...

 

Ce second tome est presque frustrant dans la mesure où il n'incite qu'à poursuivre la lecture en espérant trouver dans le tome 3, les réponses aux questions qui se posent : que va-t'il advenir du roi Subtil ? Comment va évoluer la relation entre Fitz et Molly ? Que va devenir Oeil-de-nuit ? Vérité va-t'il enfin se rendre compte de l'existence de sa reine-servante à ses côtés ? Les pirates rouges vont-ils arrêter de forgiser les Six-Duchés ? Qui est le Fou ? Etc...

 

Bref, vous l'aurez compris un second tome qui tient ses promesses par rapport au premier !

 

En résumé : toujours autant de plaisir à retrouver Fitz et vivement que j'attaque la suite de ce deuxième tome auquel je donne la note de 15/20.


Le petit plus de Véro : et une lecture de plus dans le Challenge Livraddict 2010 ! Pour les curieux qui voudraient savoir où j'en suis, ça se passe ici !

 

 Challenge livraddict 2010

 

 

Un clic pour le début de la saga ...

L'assassin royal : l'apprenti assassin, tome 1.

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 18:45

4e de couverture : Mme SMITH : Tiens, il est neuf heures. Nous avons mangé de la soupe, couv49376204.jpgdu poisson, des pommes de terre au lard, de la salade anglaise. Les enfants ont bu de l'eau anglaise. Nous avons bien mangé, ce soir. C'est parce que nous habitons dans les environs de Londres et que notre nom est Smith...

 

Mon avis : j'avoue qu'avant de lire cette pièce, je n'aurais pas parié que le théâtre de l'absurde puisse me plaire et j'aurais eu tort car il faut bien dire que je me suis beaucoup amusée mais aussi régalée à cette lecture.

 

L'ouvrage se présente sous la forme de deux pièces. J'ai préféré La cantatrice chauve à La leçon : sans doute parce que cette dernière est de forme plus classique et parle des difficultés à donner ou à recevoir un enseignement.

 

La cantatrice chauve permet à Ionesco de montrer son talent en soulignant d'une part, l'incompréhension qui peut exister entre les gens et d'autre part, la vacuité des personnages puisqu'ils sont interchangeables comme le montre la fin de la pièce. Ces personnages s'obstinent à raisonner et à vouloir avoir raison sur des faits complètement inintéressants qui ne deviennent prétexte qu'à une surenchère de clichés, de proverbes et de maximes...

 

J'aimerai beaucoup voir l'adaptation de ces deux pièces : en effet, de part leur sujet, elles demandent forcément une interprétation forte afin de faire ressortir le texte...
Bref, une belle découverte qui se lit très facilement et très rapidement et qui permet une approche sympathique d'un genre théâtral peu connu. 

 

En résumé : un 15/20 pour cette lecture jubilatoire !

 

Le petit plus de Véro : voici la lettre Q du challenge ABC et une lecture pour le challenge Tous au théâtre !

 

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 18:45

4e de couverture :  dans la ville sainte d'Othir, traîtrise et corruption couv24286174.jpgrôdent à tous les coins de rue. L'endroit rêvé pour un assassin dénué de scrupules et sans allégeance. Caim gagne sa vie à la pointe de l'épée, jusqu'au jour où un contrat le projette en pleine machination. Confronté à des hommes de loi véreux, à des tueurs rivaux et à la sorcellerie venue de l'Au-delà, il peut compter sur Joséphine, la fille de sa dernière victime, et sur Kit, un fantôme qui lui veut du bien. Caim ne se fie qu'à ses couteaux, mais pour déjouer cette conspiration qui prend sa source au coeur de l'empire, il doit s'approprier son héritage, celui du Fils de l'Ombre...

Mon avis :  Mallarmé écrivait "La chair est faible et hélas, j'ai lu tous les livres"... de mon côté, je dirai plutôt : "La lectrice est faible et hélas, je n'ai pas lu tous les livres" et n'ai donc pas pu résister à un partenariat estampiller Bragelonne alors même que je m'étais promis - secrètement certes, mais promis tout de même - de ne plus prendre de partenariat avant d'avoir bouclé mes challenges.

Seulement voilà, Bragelonne, maison d'édition que j'affectionne tout particulièrement entre autre, en raison de mon goût prononcé pour L'épée de vérité de Terry Goodkind, a proposé un partenariat sur Livraddict pour ce titre. Or, il n'y avait  ni résumé, ni nombre de pages mais seulement un lien vers un article où Jon Sprunk était annoncé comme un des gros titres fantasy de la rentrée et avec une écriture à la hauteur d'une Madame Hobb ... excusez du peu ! Comme je vous l'ai dit, la lectrice est faible mais ... contente !

 

Car, oui, Le fils de l'ombre est un des romans fantasy de la rentrée à lire ! Tout d'abord, une mention spéciale à Caim, héros anticonformiste s'il en est  puisque ce n'est ni plus, ni moins qu'un assassin ! Mais attention, pas un assassin à la petite semaine ! Non, ce tueur a un charisme et un charme fou associés un caractère bien trempé : bref, tout ce que j'aime chez les bad-boys !

Il est suivi comme son ombre par une peste de fantôme appelée Kit, qui le titille à qui mieux-mieux, le sort de situations inextricables et l'abandonne temporairement quand elle se sent vexée, ce qui, au regard de son caractère susceptible est assez fréquent !

L'héroïne pourrait faire pâle figure au vue de ce duo : mais non, Josie, s'en sort plutôt pas mal et bien qu'ayant eu peur au départ de la trouver trop jeune fille bien rangée, elle relève le gant assez bien !

 

Tout ce petit monde vit dans Othir, ville au demeurant assez glauque dans laquelle corruption et religion se disputent le pouvoir à coup de meurtres et de conspirations. C'est d'ailleurs en voulant assassiner son père que Caim rencontre Josie... Dans l'univers crée par Jon Sprunk, la magie tient une place importante. Caim lui-même possède un don dont il ne connaît pas vraiment l'origine, ni la nature et auquel il rechigne à se laisser aller ...  pour autant, ses ennemis sont moins tatillons lorsqu'il s'agit d'utiliser le pouvoir des ténébres !

 

Si je devais émettre quelques réserves, j'avouerai avoir regretté l'absence d'une carte pour bien me représenter l'univers crée par Jon Sprunk et déploré quelques familiarités de langages (problèmes de traduction ?) qui m'ont fait lever le sourcil mais bon, c'est vraiment histoire de chipoter ...  Bref, je me ferai une joie de lire la suite de cette trilogie !

 

En résumé : un très bon moment passé avec Ce fils de l'ombre auquel je donne la note de 16/20 !

 

Merci qui ?
Un grand merci aux Editions Bragelonne et à Livraddict pour ce partenariat de qualité !

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 09:56

4e de couverture : seul, captif, désespéré, le dernier roi de Narnia couv31892211-copie-1.jpgappelle à son secours les enfants qui, tant de fois, par le passé, ont sauvé le royaume de la destruction. Jill et Eustache se retrouvent donc, à nouveau, transportés dans l'univers enchanté de Narnia dont ils rêvent chaque jour en secret. Mais parviendront-ils, cette fois, à éviter le pire ? Car cette aventure pourrait bien être la dernière...

 

Mon avis : cette dernière lecture a commencé sous de mauvais auspice... dès les premières lignes, j'ai été agacée par le thème de ce dernier tome ! Nous voilà aux prises avec un singe purement et simplement insupportable qui mène un âne par le bout du nez en lui en faisant voir de toutes les couleurs.

Un jour, ils trouvent une peau de lion et le singe décide de déguiser l'âne et de le faire passer pour le lion Aslan... arrivée là, et ce au bout de quelques pages, je n'en pouvais déjà plus de la bêtise de ces animaux incapables de distinguer un lion d'un âne déguisé ! Après avoir laissé traîner le livre pendant un mois, je me suis enfin décidée à boucler cette lecture entamée ...

 

Las, définitivement la magie n'aura pas opérée : ce dernier tome qui clôt Le monde de Narnia mêle allègrement allusions aux Idées platoniciennes et notions de la théologie chrétienne sans être convaincant ni sur l'un, ni sur l'autre !

Pour Platon et pour pour faire vite, les Idées sont la vraie réalité, réalité dont dérive l’être des choses dans le monde, elles sont donc permanentes : ici, c'est la même chose avec Narnia - qui est permanent - et l'image du monde de Narnia qui est vouée à une fin certaine.

Parallèlement, C. S Lewis assimile Dieu à Aslan et le diable à Tash (rien que le nom m'amuse !) : bien évidemment les bons et les gentils vont au paradis, c'est-à-dire dans l'Idée du monde de Narnia (heu, vous me suivez toujours là ... ils me semblent que j'en ai perdu certains en route !) et les autres vont en enfer qui, ici, est gelé (sans doute pour faire plus original !). 

Bref, justement, rien de bien original ...

 

En résumé : contente d'en avoir fini avec ce livre qui fut une grosse déception. Je donne la note de 13/20 à ce tome.

 

Un clic pour les autres titres de Narnia :

Le neveu du magicien  

Le lion, la sorcière blanche et l'armoire magique  

Le cheval et son écuyer  

Le prince Caspian

L'odyssée du passeur d'Aurore

Le fauteuil d'argent 

 

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 15:00

4e de couverture : les loups-garous peuvent être dangereux si vous couv43744331.jpgvous mettez en travers de leur chemin. Ils ont un talent extraordinaire pour dissimuler leur véritable nature aux yeux des humains. Mais moi, je ne suis pas tout à fait humaine. "
En effet, Mercy Thompson n'est pas une fille des plus banales. Mécanicienne dans le Montana, c'est une dure à cuire qui n'hésite pas à mettre les mains dans le cambouis et à sortir les griffes quand le danger frappe à sa porte. Mais ce n'est pas tout : son voisin très sexy est le chef de meute d'une bande de loups-garous, le minibus qu'elle bricole en ce moment appartient à un vampire, et la vieille dame très digne qui lui rend visite vient jeter des sorts sur son garage. Au cœur de ce monde des créatures de la nuit, Mercy se trouve mêlée à une délicate affaire de meurtre et d'enlèvement...

 

Mon avis : ceux qui suivent ce blog ont sans doute constaté dans mes lectures l'absence de bit-lit (genre littéraire mettant en scène de jeunes et belles héroïnes en prise avec des créatures qui mordent comme les vampires ou les loups-garous). Une fois n'est pas coutume, c'est donc un roman de bit-lit auquel je me suis attaquée, disons-le tout net, sans être très enthousiaste.

 

N'étant guère au fait des subtilités concernant les loup-garous, les changeurs, les vampires, les nains et autres créatures diverses et variées qui ont traversé ce roman, j'avais un peu du mal à saisir certains rapports un peu subtils entre tels ou tels groupes. Mais somme toute, cela n'a pas trop gêné ma lecture même si je ne suis pas certaine d'avoir bien compris ce qu'était vraiment Mercedes Thompson ou Mercy pour ses intimes. Capable de se changer à volonté et de manière très rapide en un coyote (et vive-versa), elle fut pourtant élevée au sein d'une meute de loups-garous : outre cette particularité déjà pour le moins surprenante, cette charmante jeune femme au coeur d'or et au sens de la justice développé est par ailleurs mécanicienne... bref, une personnalité étonnante et impulsive qui va  se retrouver mêler à une enquête sur le meurtre d'un loup-garou qui s'était réfugié chez elle.

L'histoire est assez complexe sans être non plus inextricable, les personnages sont hauts en couleurs, les personnalités plutôt tranchées et le style de l'auteur sert tout cela d'une manière assez efficace et dans un langage résolument moderne.

 

En résumé : une première approche plutôt convaincante avec un 15/20 et sans doute la lecture de la suite de la saga si l'occasion se présente.

 

Merci qui ?

C'est tout à la fois à Lexounet et Aily que je dois cette lecture. Lexounet pour l'organisation de son défi "Les livres que l'on ne s'imaginerait pas lire" et Aily puisque c'est elle qui m'a défiée et choisit les deux livres que j'aurais à lire !

Défi donc bouclé de mon côté : pour la synthèse, c'est ici !

 

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 19:45

4e de couverture : "Je vais leur montrer, moi, à tous ces villageois, qui est une baguette et qui est une poutre ! " C'est ce cri qui a donné envie à Xinran d'écrire cette histoire. Celle, lumineuse, couv25034269chaleureuse, émouvante, de trois sœurs qui décident de fuir leur campagne et le mépris des autres, pour chercher fortune dans la grande ville. Sœurs Trois, Cinq et Six n'ont guère fait d'études, mais il y a une chose qu'on leur a apprise : leur mère est une ratée car elle n'a pas enfanté de fils, et elles-mêmes ne méritent qu'un numéro pour prénom. Les femmes, leur répète leur père, sont comme des baguettes : utilitaires et jetables. Les hommes, eux, sont les poutres solides qui soutiennent le toit d'une maison. Mais quand les trois sœurs quittent leur foyer pour chercher du travail à Nankin, leurs yeux s'ouvrent sur un monde totalement nouveau : les buildings et les livres, le trafic automobile, la liberté de mœurs et la sophistication des habitants... Trois, Cinq et Six vont faire la preuve de leur détermination et de leurs talents, et quand l'argent va arriver au village, leur père sera bien obligé de réviser sa vision du monde. C'est du cœur de la Chine que nous parle Xinran. De ces femmes qui luttent pour conquérir une place au soleil. De Nankin, sa ville natale, dont elle nous fait voir les vieilles douves ombragées de saules, savourer les plaisirs culinaires et la langue truculente de ses habitants. Et d'un pays, une Chine que nous découvrons par les yeux vifs et ingénus des trois sœurs, et qui nous étonne et nous passionne car nous ne l'avions jamais vue ainsi.


Mon avis : j'ai trouvé une certaine lenteur au premier quart du livre tant et si bien que j'ai sérieusement envisagé d'abandonner cette lecture. La longueur de la mise en place des personnages a donc bien failli avoir raison de moi d'autant plus que les disgressions sur le mode de vie des chinois me faisaient plus penser à du discours documentaire et "cassaient" le rythme romanesque du récit : je suis toujours intéressée par tout ce qu'un roman peut m'apprendre sur un pays ou une civilisation que je connais peu ... de là à avoir le sentiment d'assister à une conférence sur l'histoire de Chine dès qu'un personnage en offre l'opportunité, c'est un peu lourd en terme de lecture !

 

Enfin, l'histoire a démarré et j'ai finalement pu suivre les aventures et les pensées des trois soeurs... malgré tout, je suis restée sur ma faim durant cette lecture. D'une part parce que les passages successifs d'une soeur à l'autre ne permet pas au lecteur de s'impliquer dans ce qui leur arrivent, d'autre part, parce que la fin est abrupte et sans vraiment en être une. Quand à l'épilogue qui est censé expliquer au lecteur ce qui est arrivé par la suite aux héroïnes, je l'ai trouvé en-dessous de tout !

Bref, de bons moments dans ce livre mais rien de vraiment extraordinaire non plus : à tort peut-être, j'ai trouvé les soeurs très stéréotypées ... il me semble que le livre oscille entre un aspect documentaire et un aspect romanesque dont finalement aucun ne prend le dessus mais qui, au bout du compte, donne un mélange peu convaincant pour moi.

 

En résumé : une lecture lente à démarrer et qui ne me laissera pas un souvenir impérissable d'où mon 13/20.

 

Les petits plus de Véro : tout d'abord voici la lettre X du challenge ABC et un petit passage par la Chine dans mon tour du monde en lisant !

 

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 09:00

4e de couverture : sait-on jamais avec qui on vit ?51Cctc-a28L__SL500_AA300_.jpg
Lorsque Lancelot apprend la mort de sa femme, qu'il aimait à la folie, son univers s'écroule.
Et il va vivre un Très Grand Choc Supplémentaire  en découvrant qu'Irina n'était que mystères. Malgré la violence de son chagrin, l'homme décide d'enquêter sur celle dont il ignorait tout, qui posait des bombes, qui était orpheline d'un père bien vivant, celle qui est morte dans la voiture d'un inconnu...

 

Mon avis : Lancelot apprend soudainement la mort de sa femme Irina. Alors qu'il la croyait à l'aéroport dans l'attente d'un avion, celle-ci a eu un accident mortel dans une voiture inconnue. Peu à peu, au fil du roman, Lancelot va découvrir des pans entiers de la vie d'Irina qui lui étaient inconnus.

 

Que vous dire de plus sur l'histoire .... à vrai dire, seulement quelques semaines après l'avoir lu, je dois bien admettre qu'il ne me reste rien de ce roman si ce n'est, fort heureusement pour moi, quelques notes prises rapidement durant sa lecture. Même si je me souviens avoir souri à quelques pensées de Lancelot, l'ensemble ne m'a pas franchement enthousiasmé.

 

Trop d'utilisation du discours indirect qui retranscrit tout à la fois les descriptions de l'auteur, les pensées mais aussi les propos de Lancelot, ont fini par me déranger. Par ailleurs, l'histoire ne m'ayant pas convaincue et les personnages ne m'attirant pas, cette lecture fut donc en demi-teinte alors que j'avais lu de bonnes critiques sur cette auteure et que ce titre a reçu le prix France Culture-Télérama 2008. Voilà qui alimente encore une fois ma méfiance quant à l'attribution des prix littéraires ...

 

En résumé : une déception pour ce roman d'où mon 14/20

 

Le petit plus de Véro : voici la lettre O du challenge ABC.

 

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 06:55

4e de couverture : jouant de sa lame comme d'un levier, il le fit couv73339978.jpgcéder et le coquillage s'ouvrit. Les lèvres de chair se crispèrent puis se détendirent. Kino souleva le repli et la perle était là, la grosse perle, parfaite comme une lune. Elle accrochait la lumière, la purifiait et la renvoyait dans une incandescence argentée. Elle était aussi grosse qu'un neuf de mouette. C'était la plus grosse perle du monde.

 

Mon avis : Kino, pêcheur de perles indien, trouve "la Perle du Monde". Alors que cette découverte devrait être pour lui l'occasion de sortir de la condition misérable dans laquelle il vit, celle-ci ne sera que la porte ouverte vers une succession de drame, comme si sa destinée devait maintenir Kino dans sa condition sociale d'origine.

 

Kino, Juana et Coyotito leur fils, sont très attachants. En dépit de la pauvreté qui les frappe, le lien qui les unit représente leur force face à la misère quotidienne. Kino, analphabète, pauvre, soumis aux riches étrangers qui tient le peuple sous sa coupe, après avoir pêché "la Perle du Monde", se prend à rêver d'éducation et d'instruction pour son fils, de mariage religieux avec sa femme, de nouveaux vêtements à cette occasion ... il entrevoit une autre vie et s'accroche de toutes ses forces à cet autre avenir possible. Mais les choses tournent mal : confrontant la révolte de celui qui veut s'en sortir à la résignation imposée par ceux qui veulent maintenir l'ordre social existant, Steinbeck pose alors la question de la fatalité et de la destinée.

 

L'auteur peint à merveille tant les pensées qui étreignent Kino lorsqu'il prend conscience des possibilités offertes par la Perle que la révolte qui le guide quand il s'oppose à l'acheteur qui maintient les indiens dans la pauvreté. Ses descriptions permettent de s'imprégner du contexte et de l'environnement dans un style pur et concis.

 

 

En résumé : toujours autant de plaisir à lire cet auteur et une Perle à laquelle je donne la note de 15,5/20.

 

 

Le petit plus de Véro : il s'agit de la lettre S dans mon challenge ABC.

 

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 18:30

4e de couverture : qui a voulu tuer Porfirio Diaz  : un fou, un ivrogne,173.png un anarchiste ? Le saura-t-on jamais, puisque l’agresseur, Arnulfo Arroyo, est mort quelques heures plus tard lynché dans les locaux de la police. Mais qui l’a éliminé ? La foule en colère – comme on veut le faire croire – ou un groupe de sbires ? Et dans ce cas, quelle est la main secrète qui a armé les tueurs ? D’ailleurs, au final, a-t-on vraiment voulu assassiner le président ou s’agit-il d’une manipulation qui a échappé à ses propres instigateurs ? Mille questions agitent la société mexicaine en ce dernier trimestre de l’année 1897, après l’attentat raté qui a marqué le défilé du jour de l’Indépendance…
Dossier de l’attentat, inspiré d’un événement réel, permet à Alvaro Uribe de composer une intrigue politico-policière haletante qui portraiture avec brio la vie à Mexico entre deux siècles, dans un voyage qui part de la plus grossière des cantinas, où on boit comme on respire, pour aboutir au palais présidentiel.
Chronique qui met à jour l’opacité manœuvrière entourant le régime de Porfirio Diaz, le roman évoque aussi clairement, en manière d’apologue, le Mexique au présent : l’enchevêtrement des réseaux de pouvoir, le rôle de la presse, l’action de la police et le poids de la raison d’État.

 

Mon avis : septembre 1897, Mexico. Portifirio Diaz, président de la république, est victime d'une agression. Arrivé au  pouvoir après avoir combattu les conservateurs et les français, ce colonel de l'armée mexicaine, oubliant ses promesses d'ordre, de paix et de progrès, a imposé une organisation militaire de la société mexicaine corrompue par les pots de vin. Cet attentat est-il l'acte isolé résultant de l'ivresse d'Arnulfo Arroyo ou le résultat d'un complot plus vaste ?

L'assassinat du terroriste, quelques heures après l'attentat, est alors l'occasion pour Alvaro Uribe de proposer au lecteur une enquête à la fois policière et politique : sous la forme de trois classeurs composés de dépositions, de lettres personnelles, d'extraits de journaux, le lecteur voit peu à peu se dévoiler les dessous de cette affaire dont finalement,  les témoignages ne sont pas toujours concordants...

 

Le style de l'auteur permet de bien s'imprégner de cette société mexicaine de la fin du 19e. Par un faisceau de témoignages divers, Alvaro Uribe permet tout à la fois d'avancer dans la résolution des motivations profondes de l'attentat tout en dépeignant les méandres du pouvoir politique. Bref, un roman intéressant tant par sa forme que par son fond et qui pose la question de la justice dans les régimes autoritaires.

 

En résumé : un 14,5/20 à ce Dossier de l'attentat qui me donne envie de découvrir d'autres oeuvres de cet auteur.

 

 

Les petits plus  de Véro : un passage par le Mexique dans mon tour du monde des lectures et par la même occasion, la lettre U du challenge ABC ! 

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